Les échecs de la communauté internationale au Moyen-Orient (1916-2016)

sykes_picot_cover_smallUn siècle après les Accords Sykes-Picot, signés en 1916 entre la France et la Grande-Bretagne, notre région demeure toujours une poudrière et l’arène principale de conflits armés successifs.

Les chercheurs du JCPA-CAPE de Jérusalem (Centre des Affaires Publiques et de l’Etat) voulaient savoir pourquoi la communauté internationale avait échoué dans ses multiples tentatives d’instaurer la stabilité dans notre région.

Quelles en sont les véritables raisons ? Pourquoi le Moyen-Orient, épicentre de la planète, est-il toujours instable ? Pourquoi les Grandes puissances et l’ONU ne sont-elles pas parvenues à régler les différents conflits de la région ?

Comment et pourquoi sommes-nous toujours sans solution pacifique ? Quelles sont les facteurs en jeu ? Les raisons sont-elles politiques, économiques, sociales, ethniques ou tribales ? S’agit-il de la création de l’Etat juif, vu un corps étranger, bastion de l’Occident, installé dans un environnement arabo-musulman hostile ? Une guerre de religion ? Une nouvelle croisade musulmane contre le berceau de la civilisation judéo-chrétienne ? Peut-on trouver une solution adéquate ? Un compromis ? Une chance d’aboutir à la paix ? Sommes-nous condamnés à survivre dans cette situation intenable avec la main sans cesse posée sur l’épée ?

Aujourd’hui, après la signature avec l’Iran de l’accord de Vienne sur le nucléaire, et suite aux turbulences islamiques et aux révoltes successives dans le monde arabe, les frontières tracées il a juste un siècle par les puissances occidentales s’effacent. Brusquement, toute la région change de mains et de visage. Le Moyen-Orient se désintègre, un Etat islamique voit le jour dans le feu et le sang, et la région se transforme en cantons ethniques et communautaires.

Ce nouvel ouvrage est un document historique d’actualité destiné à mieux comprendre les enjeux géopolitiques et la complexité des dossiers du Moyen-Orient.

Nous avons essayé d’expliquer les raisons de l’échec des pays occidentaux à parvenir à une paix viable.

A la veille du centenaire des Accords Sykes-Picot nous rappelons brièvement les jalons de l’Histoire de la région depuis la défaite des Ottomans. Nous avons constaté que le Moyen-Orient était riche en pétrole, mais pauvre en projets constructifs et en plans de paix réalistes.

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Le Français François Georges-Picot (à gauche) et le Britannique Mark Sykes

Certes, des bibliothèques ont été écrites sur l’Histoire du Moyen-Orient et cette étude n’a pas la prétention de la réécrire.

Notre but est de photographier les événements et d’y apporter un nouvel éclairage. Analyser les décisions prises et pourquoi, à chaque fois, ont été ratés les rendez-vous de l’Histoire. Expliquer les affrontements en cours entre l’Etat juif et les pays arabo-musulmans, les raisons de l’échec des pourparlers de paix avec les Palestiniens, la guerre de religion entre sunnites et chiites et le combat contre le jihad mondial.

Toutes ces questions fondamentales sont aujourd’hui sous les feux de l’actualité et au cœur du débat diplomatique. Elles focalisent l’attention des chancelleries et de l’opinion internationale. Sans la compréhension des événements et des décisions historiques nous ne pourrions comprendre les enjeux actuels. Nous devrions éviter de répéter les erreurs du passé pour pouvoir mieux régler les problèmes actuels et assurer la stabilité de toute la région.

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La carte de l’accord Sykes-Picot avec la signature des deux négociateurs (en bas à droite)

Avec l’appui de cartes, de tableaux, de documents et d’une chronologie détaillée, nous arrivons à la conclusion que la situation explosive au Moyen-Orient est surtout la conséquence d’une politique maladroite des Occidentaux, résultat du syndrome du colonialisme. Cette étude révèle aussi une incompréhension du monde arabe et des islamistes, et une indifférence à l’égard du destin d’Israël. Ce document prouve également que la question palestinienne ne pourra être réglée définitivement sans une solution globale de tous les autres conflits de la région.

Les différents chapitres, écrits dans un style pédagogique, simple et concis, donnent un bref aperçu de l’évolution de la situation depuis un siècle. Ils expliquent de façon chronologique, et sous différents angles, pourquoi et comment de mauvaises décisions ou de bonnes ont été prises, et quelles en sont les conséquences et les retombées à ce jour.

Enfin, cette étude présente un dossier précieux et indispensable pour mieux comprendre les enjeux stratégiques et la nouvelle donne géopolitique. Il offre au chercheur comme au grand public un nouvel éclairage sur les problèmes actuels dans l’espoir d’une meilleure compréhension de la région, et surtout de pouvoir assurer à l’Etat d’Israël de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins arabes.

Freddy Eytan

Ancien ambassadeur d’Israël, Directeur du CAPE de Jérusalem

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Sommaire de l’ouvrage

Préface

Le découpage du Moyen-Orient

La fin de l’influence franco-britannique

Les différentes guerres israélo-arabes

Les plans avortés et les traités de paix

Tableau : Principales occasions manquées depuis 1967

Un siècle après les Accords Sykes-Picot : Aspects stratégiques et géopolitiques

Accords Sykes-Picot 100 ans après : Aspects juridiques

Conclusion

Repères chronologiques

Document : Le Mandat pour la Palestine, 1922

Bibliographie

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Retrouvez ici dans son intégralité l’ouvrage de Freddy Eytan : Les échecs de la communauté internationale au Moyen-Orient (des Accords Sykes-Picot à nos jours), 1916-2016.

L’ouvrage de Freddy Eytan est également disponible ici en anglais.

 


Pour citer cet article :

Freddy Eytan, « Les échecs de la communauté internationale au Moyen-Orient (1916-2016) », Le CAPE de Jérusalem : http://jcpa-lecape.org/les-echecs-communaute-internationale-moyen-orient-sykes-picot/

1 Comment

  1. Je cite au texte :« Pourquoi les Grandes puissances et l’ONU ne sont-elles pas parvenues à régler les différents conflits de la région » ?

    Tout simplement parce que ces, Grandes puissances du machin ( ONU et consorts ), sont les principaux responsables qui ont alimenté le conflit du Proche-Orient depuis la prise de position de cette organisme par les islamistes.

    Il y a ceux qui n’ont pas intérêts à un règlement, ceux-la mêmes qui vivent de subventions de la communauté internationale à titre d’opprimés.

    En cessant ces subventions éhontées, on règle à 80% le conflit du Proche-Orient.

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