Moshé Bougy Yaalon : La sécurité d’Israël est une priorité absolue

Analyse exclusive pour le JCPA-CAPE de Jérusalem par Moshé Bougy Yaalon – Ministre israélien de la Défense. 

Durant ma longue carrière militaire, y compris pendant les années 1990 avec l’engagement du “processus de paix” d’Oslo, j’ai traité avec les Palestiniens et me suis confronté au terrorisme islamique radical, en ma qualité d’officier supérieur des Forces israéliennes.

Dans le cadre de mes divers postes, j’ai servi comme chef des services de renseignement militaires, adjoint au chef d’état-major et enfin comme chef des Forces armées israéliennes (2000-2005). J’ai dirigé des opérations contre les forces paramilitaires de l’Autorité palestinienne, les milices du Fatah et les forces du Hamas à Gaza et en Cisjordanie.

Depuis le début du conflit, avant la création de l’Etat, et durant les années qui ont suivi les Accords d’Oslo, la volonté des dirigeants sionistes était d’aboutir à un compromis historique en convainquant les Palestiniens de renoncer à “la lutte armée” et à toute forme d’opposition, afin de permettre au peuple juif de vivre en paix dans un Etat-nation, son propre foyer historique, la Terre d’Israël. Toutes ces tentatives ont échoué !

Le 14 juin 2009, trois mois après sa prise de fonction, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a tenu un premier discours politique. A l’université Bar Ilan, il a souligné les besoins vitaux de l’Etat juif en matière de sécurité et a dit son approbation conditionnelle pour la création d’un Etat palestinien. Bien qu’ils semblaient annoncer un tournant dans la politique du gouvernement, ses propos représentent, en fait, un retour à l’approche traditionnelle israélienne en matière de défense et le souhait ardent de pouvoir parvenir à une paix durable. Cette politique gouvernementale se base essentiellement sur une compréhension de l’environnement stratégique au Moyen-Orient et sur la nature du conflit israélo-palestinien.

La dure réalité de mes expériences m’a fait comprendre l’importance des menaces, comment faire pour s’assurer des systèmes de protection appropriés et surtout comment agir pour ne pas tomber dans le piège de nos ennemis – tous ceux qui prennent leur désir pour la réalité. Le calme relatif le long de nos frontières et en Cisjordanie est trompeur : il ne faudrait pas mal l’interpréter et nous bercer d’illusions. En dépit de certaines améliorations sécuritaires effectuées par les forces nationales palestiniennes, Tsahal poursuit sans relâche dans plusieurs zones des opérations ponctuelles afin de déraciner les infrastructures et les réseaux terroristes, tandis que le Hamas, soutenu par l’Iran, a reconstitué ses capacités militaires dans la bande de Gaza, comme le Hezbollah l’a fait au Liban.

C’est dans ce contexte qu’Israël doit aborder la création possible d’un Etat palestinien. Cette étude corrige la vision répandue dans plusieurs milieux internationaux, et même dans certains cercles en Israël, à propos des “besoins” et même de “l’inévitabilité” exigée par la paix pour qu’Israël se retire aux lignes d’armistice périlleuses de 1949 (faussement nommées “frontières” de 1967).

Ces frontières ne mèneront pas à la paix, elles affaibliront Israël et provoqueront la guerre. Elles priveront l’Etat juif de profondeur stratégique et de protection topographique contre le lancement de roquettes et d’autres attaques terroristes. Les lignes d’armistice de 1949 peuvent permettre aux ennemis d’Israël de déployer leurs forces et d’opérer à proximité du tracé des frontières, celles-ci jouxtant les centres urbains principaux et constituant donc une menace existentielle pour Israël.

Juste après la guerre des Six jours de 1967, et avant la signature des Accords d’Oslo en 1993, notre politique s’est évertuée à trouver une formule qui éviterait à Israël de gouverner les Palestiniens, sans pour autant revenir aux fragiles lignes d’avant la guerre de 1967. Cette formule est basée sur le fait qu’Israël n’annexerait pas la Cisjordanie ni la bande de Gaza.

 

Rappelons qu’à cette période, la création d’un Etat palestinien dans les Territoires n’était pas à l’ordre du jour. En effet, tout ce qu’Israël déclarait ou avait accompli durant ces dernières décennies – notamment la signature des Accords de Camp David en 1978 entre Menahem Begin et Anouar el-Sadate, qui appelaient à une “autonomie du peuple palestinien”, et plus tard, en 1993, lorsque Yitzhak Rabin a signé les Accords d’Oslo – toutes ces démarches ne signifiaient aucune intention ni consentement à créer un Etat palestinien dans les lignes d’avant la guerre de 1967. Begin et Rabin étaient conscients que ces lignes sont indéfendables.

Yitzhak Rabin a souhaité appliquer en Cisjordanie un plan de paix calqué sur celui d’Yigal Allon, son ancien vice-Premier ministre. Le plan Allon appelle à garder notre souveraineté sur certaines zones afin de contrôler la Cisjordanie, tout en refusant de s’installer dans des zones à large population arabe. Le plan délimite une frontière de sécurité s’étendant de la vallée du Jourdain jusqu’aux pentes des montagnes désertiques, et il conserve la souveraineté sur Jérusalem comme capitale unifiée d’Israël. Le plan Allon a servi de référence sur la sécurité pour les gouvernements israéliens depuis 1967 jusqu’aux années 1990.

Dans un discours prononcé devant la Knesset le 5 octobre 1995 concernant la ratification de l’accord intérimaire israélo-palestinien, et un mois avant qu’il soit assassiné, Rabin a déclaré : “Nous aurions aimé que cela soit une entité qui est moins qu’un Etat, et qui gouvernerait indépendamment les Palestiniens sous leur autorité. Les frontières de l’Etat d’Israël dans le cadre de la solution permanente seraient fixées derrière les lignes existantes d’avant la guerre des Six jours. Nous ne retournerons pas aux lignes du 4 juin 1967 !”

Dans le même discours, Rabin a insisté pour que Jérusalem demeure la capitale unifiée d’Israël. L’érosion du concept de “frontières défendables” a débuté en 2000 au sommet de Camp David, auquel participaient le Premier ministre Ehoud Barak, le dirigeant de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat,et le président des Etats-Unis Bill Clinton. La négociation avait pour but de mettre fin au conflit israélo-arabe.

Conscient de la sensibilité du peuple israélien, qui était mûr pour des concessions substantielles en échange d’un accord de paix définitif, Barak a décidé de mettre les Palestiniens à l’épreuve. Il a abandonné les “frontières défendables” pour savoir si Arafat accepterait cette offre de paix sans précédent avancée par Israël. La suite est bien connue.

Cependant, Israël en a subi les conséquences fâcheuses et en paye aujourd’hui encore le lourd tribut. Barak a créé un nouveau paradigme “ La Terre contre la Paix” ; une formule qui n’est pas mentionnée dans la Résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Selon cette vision, Israël devrait vivre à l’intérieur des frontières réduites proposées par Barak.

Le dirigeant palestinien a réussi à ancrer dans les esprits des politiciens occidentaux l’idée que les “lignes de 1967” sont les lignes d’armistice et que celles-ci devraient être les marges de référence pour toutes les négociations futures. C’est pourtant en contradiction avec la notion de “frontières sûres et reconnues” approuvée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’ONU juste après la guerre des Six Jours.

A la suite du rejet par Arafat de l’offre de paix d’Ehoud Barak, une série d’événements se sont succédés, à commencer par les attentats commis par des bombes humaines, suivis par un retrait de la bande de Gaza, une seconde guerre au Liban, un échec des pourparlers à Annapolis et une nouvelle guerre à Gaza.

Aujourd’hui, le gouvernement adopte la notion de base consistant à sauvegarder les exigences vitales de la sécurité d’Israël. C’est la seule et unique voie pour aboutir à une paix viable et durable avec nos voisins palestiniens. Cela comprend des frontières défendables, une entité palestinienne démilitarisée, le contrôle de l’espace aérien unifié avec la Cisjordanie, une sécurité permanente des communications électromagnétiques et d’autres garanties.

Cette perception traduit un changement fondamental dans la politique israélienne et elle présente une approche sur les questions de sécurité qui demeure la seule voie pour une paix réelle. L’un des éléments des plus importants est aussi d’exiger des dirigeants palestiniens, et ceci à tous les niveaux de la société, d’inculquer à leur peuple une culture de paix qui abandonnerait l’endoctrinement et l’incitation à la violence et à la terreur, et accepterait le lien ancestral unissant le peuple juif à la terre d’Israël, reconnaîtrait ses droits à vivre en tant qu’Etat-nation juif, en paix et dans la sécurité absolue.

Cette conception est basée sur une ligne de conduite israélienne insistant sur le refus de toute aide étrangère pour sa défense. Israël n’a jamais demandé à aucune force étrangère de mettre en danger ses troupes pour sa défense.

La revendication israélienne pour des frontières défendables, une garantie affirmée dans l’échange de lettres entre le Président George W. Bush et le Premier ministre israélien Ariel Sharon en avril 2004, assurait qu’Israël est capable de se défendre seul.

 

La formule “Terre contre Paix”, ses conséquences néfastes et le désengagement de la bande de Gaza en 2005 ont été interprétés par les Palestiniens comme des signes de faiblesse et ont stimulé leur lutte pour forcer les Israéliens à faire des concessions territoriales supplémentaires.

Jusqu’à présent, les Palestiniens n’ont été sollicités que pour un processus de paix qu’on qualifierait de “haut en bas”. Leurs dirigeants ont tenu des rencontres, serré des mains, assisté à des conférences de paix et ils ont même signé des accords avec des dirigeants israéliens, mais rien de cela n’a été concrétisé sur le terrain par la base. Lorsqu’un processus de paix ne germe pas par ses propres racines, il est dénué de sens et reste inefficace.

Effectivement, les Palestiniens doivent cesser d’enseigner aux enfants en bas âge l’idolâtrie des “martyrs”, le culte des bombes humaines contre les Israéliens et les Juifs. Ils doivent également mettre fin aux messages tronqués et manipulés et aux discours belliqueux diffusés à la télévision, à la radio et sur les sites Internet palestiniens. Sans l’application de ces conditions, le “processus de paix” ne sera présent que dans leur imaginaire et ne représentera qu’une illusion.

Notre expérience avec les Palestiniens n’a pas abouti à la paix. Au contraire, suite aux Accords d’Oslo, des bombes humaines ont explosé. Suite au désengagement de la bande de Gaza, la société palestinienne ne s’est pas épanouie et ce territoire s’est transformé en tremplin pour le lancement de roquettes par le Hamas et l’acheminement d’armes par l’intermédiaire de l’Iran. La sécurité d’Israël dépend du maintien de frontières défendables. C’est-à-dire : garder le contrôle des zones clés de Cisjordanie et Jérusalem. Tout partage de la capitale d’Israël provoquerait des attaques de tirs de mortiers et de roquettes sur la Ville sainte. Les zones remises aux Palestiniens se transformeraient rapidement en territoire du Hamas, un nouveau scénario du retrait de la bande de Gaza. Ce transfert de souveraineté poserait une menace sérieuse en raison de la topographie du terrain. Ainsi des roquettes relativement artisanales ou même des tirs de mortiers pourront facilement attaquer l’aéroport international Ben Gourion.

Le maintien des frontières défendables est avant tout une stratégie pour assurer que de tels incidents graves ne se produisent pas et que, dans le cas contraire, Israël puisse alors répondre rapidement à cette menace.

Aujourd’hui, le Hamas possède des roquettes de longue portée. Si ces roquettes sont lancées à partir de la crête d’une montagne de Cisjordanie, elles peuvent attaquer le centre d’Israël, où réside plus de 70% de la population. Il est donc vital pour Israël de contrôler la vallée du Jourdain.

Dans le cas contraire, la situation le long de la frontière du Jourdain deviendra semblable à celle de la frontière entre Gaza et l’Egypte : des armes, des munitions et des terroristes sont facilement introduits dans les rangs du Hamas à partir de la péninsule du Sinaï, devenue une plaque tournante du terrorisme international.

La seconde menace est celle des tentatives d’éléments islamiques radicaux prêts à déstabiliser la Jordanie ou à exploiter son territoire comme tremplin pour le lancement d’attaques terroristes et d’opérations militaires contre Israël via le territoire palestinien. Le traité de paix israélien signé avec le royaume hachémite de Jordanie est une pierre angulaire pour la sécurité d’Israël et de la Jordanie.

Pour la sécurité d’Israël et de la Jordanie, ainsi que pour la défense des factions modérées au sein de l’Autorité palestinienne, une présence sécuritaire israélienne le long de la frontière jordanienne est indispensable.

Un retrait israélien vers les lignes d’armistice de 1949 permettrait facilement la conquête de la Cisjordanie. C’est là pour le Hamas et son patron iranien un atout stratégique considérable. La présence de réseaux terroristes et la contrebande d’armes mettraient Israël et le royaume hachémite sous une menace omniprésente et développerait un “Hamastan” en Cisjordanie.

Aujourd’hui, avec le nouvel armement et les développements technologiques mis à la disposition de nos ennemis, et avec un Hamas situé à 70 Km de Tel-Aviv, le retour à une distance de 14km (de Tulkarem à Netanya) rendrait l’Etat d’Israël plus vulnérable et pratiquement indéfendable. L’Etat juif doit être en mesure d’empêcher des attaques de forces militaires hostiles et de groupes terroristes présents dans un futur Etat palestinien.

Soulignons qu’il existe plusieurs inconnues : la situation deviendra particulièrement grave si l’Iran dispose d’armes nucléaires. Un tel changement dramatique dans l’équilibre stratégique régional pourrait déstabiliser les régimes sunnites ou les contraindre à passer des accords avec leurs nouveaux maîtres à Téhéran. Ces derniers utiliseront des organisations terroristes pour aboutir à leur but. Israël doit donc se doter de frontières solides et impénétrables afin de relever les éventuels défis, notamment la menace d’une attaque non conventionnelle. Cela représente un intérêt considérable pour tous les acteurs de la région et en particulier les différents régimes sunnites. Israël n’est pas le seul à se confronter à ces dangers : les Etats-Unis ont risqué une guerre nucléaire pour empêcher l’Union Soviétique de déployer des missiles nucléaires à 146 Km de leur territoire.

Le futur Etat palestinien doit être démilitarisé. Les exemples du passé suscitent de multiples méfiances et inquiétudes. Déjà, en 1994, Yasser Arafat avait violé les premiers accords d’Oslo. Lors de son passage à Rafah pour aller s’installer dans la bande de Gaza, il avait caché des armes et un terroriste dans son véhicule. Depuis lors, l’Autorité palestinienne est orfèvre en matière de duperie, de fraude, et, en raison de ce manque de confiance, Israël ne peut considérer sérieusement les engagements et promesses des leaders palestiniens. La dernière trêve tient surtout et avant tout : à l’efficacité de la barrière de sécurité et aux activités permanentes de Tsahal, aux rivalités entre le Fatah et le Hamas et au fait que le terrorisme palestinien “ne paye” plus.

Israël doit donc empêcher l’éventuel Etat palestinien d’acquérir des armes, s’assurer de la sécurité interne palestinienne et empêcher les attaques terroristes. Une présence permanente des forces israéliennes sera nécessaire pour contrôler les passages de frontières avec le futur Etat palestinien et aussi permettre à Tsahal d’intervenir au moment voulu.

Les retraits territoriaux encouragent les ennemis d’Israël car le but principal des djihadistes à travers le monde n’est pas d’établir un Etat palestinien mais “de rayer Israël de la carte”. C’est là leur objectif stratégique. Par la force de l’expérience, nous avons appris que les retraits territoriaux n’atténuent pas les griefs ; ils témoignent d’une faiblesse et font croire aux ennemis d’Israël que “la victoire” est possible.

Dans cet esprit, la contre-stratégie israélienne doit être basée sur la puissance armée et la capacité à pouvoir se défendre et à lancer des représailles. Seule une politique et un langage fermes dissuaderont nos ennemis d’attaquer.

Les forces internationales pour le maintien de la paix ont une mauvaise réputation en matière d’efficacité. La FINUL, par exemple, fonctionne en vertu de la clause 6 du mandat des Nations unies, ce qui signifie qu’elle ne peut pas prendre de position indépendante contre le Hezbollah ; elle doit recevoir une autorisation du gouvernement libanais, où le Hezbollah est fortement représenté. Les Casques bleus sont peu équipés militairement et ne sont pas organisés pour faire face aux menaces auxquelles ils sont confrontés. Leurs consignes bureaucratiques les orientent vers un comportement prudent évitant tout risque, ce qui est l’opposé des raisons qui conduisent les forces armées d’un Etat-nation. Ces règlements encouragent également à minimiser les menaces et les problèmes en suspens, et ainsi à surestimer l’efficacité des forces de maintien de la paix.

En fait, ce déploiement est inefficace et met en danger ceux dont la vie tient essentiellement aux capacités des Casques bleus. Il présente aussi un obstacle dangereux sur le champ de bataille, lorsqu’une guerre éclate ou qu’une opération est menée contre des terroristes. Lors de nos missions spéciales, les frictions avec les Casques bleus de la FINUL étaient inévitables et nous ont empêchés de nous concentrer sur l’ennemi.

Même lorsque les forces des Nations unies interceptent des trafiquants d’armes ou découvrent des réseaux terroristes, elles les relâchent en leur rendant leurs armes. C’est pour toutes ces raisons qu’Israël ne peut pas et ne devrait pas accepter la présence de troupes étrangères sur son sol ou sur le territoire d’un éventuel Etat palestinien démilitarisé.

Un autre changement effectué dans la stratégie israélienne consiste à lutter contre la campagne de délégitimation permanente de l’Etat juif, devenue un élément majeur pour l’affaiblir, voire le détruire. Les rapports partiaux et mensongers publiés par des commissions onusiennes telle que celle du juge Goldstone, révèlent les dangers auxquels Israël et d’autres démocraties libérales font face lorsqu’elles sont forcées de combattre le terrorisme, en particulier dans des zones fortement peuplées comme Gaza.

Le dernier élément de la politique actuelle d’Israël est l’accent mis sur les droits nationaux et historiques du peuple juif sur la terre d’Israël. Sans cette composante, tous les arguments sur la sécurité et les frontières n’ont pas de raison d’être. L’un des défis d’Israël consiste à affronter la machine de propagande arabe qui tente de convaincre le monde de l’illégitimité de l’Etat juif, et d’empêcher son isolement diplomatique et économique dans l’arène internationale.

Préoccupé par la paix et par la sécurité, Israël n’a pas assez insisté sur les raisons de son existence, sur la Shoah, et sur l’aspiration des Juifs à travers l’histoire à pouvoir créer leur foyer national sur cette terre. L’existence de la vie nationale juive dans cette région remonte en effet à plus de trois mille ans.

Ces faits sont ignorés ou niés, et il est temps de mettre les pendules de l’Histoire à l’heure, en rappelant aux amnésiques nos droits historiques et légitimes sur cette terre. Désormais, ils seront utilisés comme partie intégrante de la stratégie sécuritaire d’Israël. Restaurer notre sécurité demeurera donc une priorité absolue pour aboutir une paix viable.

Moshé Bougy Yaalon

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