Gaza : une guerre islamiste téléguidée par l’Iran

Freddy EytanLa troisième Intifada palestinienne est une révolte islamiste. Un véritable Jihad, une guerre religieuse barbare, la plus haineuse que nous avons connue. Cinquante ans après le déclenchement de la guerre de Kippour, Israël est une nouvelle fois surpris par un déluge de missiles et roquettes et par l’infiltration de dizaines de terroristes. Une attaque sans précédent contre une population civile israélienne encore endormie, déclenchée justement lors d’une fête religieuse juive. La barrière de sécurité dans la bande de Gaza s’est écroulée telle la ligne Bar-Lev en 1973.

Ceci n’est plus à démontrer, c’est évident, le Hamas est un mouvement religieux fanatique et une filière de la confrérie des Frères musulmans capables des pires lâchetés et crimes de guerre bafouant sauvagement et systématiquement toutes les conventions et les lois internationales.

La maudite guerre contre le Hamas est bien différente, elle a été planifiée par les Gardiens de la Révolution islamique iranienne qui soutiennent et guident la nouvelle jeunesse palestinienne de poursuivre la lutte armée par tous les moyens sauvages. Ils les encouragent à se révolter contre les sionistes « les occupants mécréants de toute la Palestine », et appellent à mettre tous les territoires dans un bain de sang. 

Cette guerre n’est plus limitée dans le temps et dans l’espace. Depuis le retrait de Tsahal de Gaza en 2005, les provocations du Hamas et du Jihad islamique et les préparatifs de guerre n’ont jamais cessé. Ils ont transformé ce cycle infernal en une guerre d’usure permanente, devenue plus intense et sans aucune issue.

Benjamin Netanyahu

Le combat mené par un Etat démocratique respectant les lois humanitaires contre une organisation terroriste est bien complexe, car les chefs n’ont aucun souci de leur propre population. D’une indifférence mortelle, les dirigeants du Hamas se cachent derrière des boucliers humains dans des hôpitaux, des écoles, des mosquées mais cette fois-ci, ils ne pourront plus nous échapper.

Alors que nous combattons contre les terroristes islamistes le temps n’est pas actuellement au bilan, à l’enquête pour juger les coupables, ou aux investigations pour dévoiler toutes les erreurs commises par le gouvernement Nétanyahou et par Tsahal. Nous sommes en guerre contre un ennemi barbare et lâche.

Malgré tout, soulignons que ces derniers jours, les attentats se multipliaient et inquiétaient fortement Tsahal et le Shin Beit mais des actions préventives n’ont pas été prises. Nous avons ignoré et pris à la légère les menaces. Les défaillances sont accablantes, criantes sur plusieurs plans : stratégique, tactique, gouvermentale et sur le renseignement. La conception défensive de Tsahal a échoué dans la bande de Gaza comme sur le canal de Suez en 1973. Ce nouvel échec colossal ne peut nous laisser indifférents devant le nombre incroyable des victimes, des blessés et des otages.

Certes, les dernières opérations coups de poing en Cisjordanie, les arrestations quotidiennes des commanditaires et des auteurs, et les démantèlements des réseaux terroristes, ont réussi à déjouer des attentats spectaculaires à Tel-Aviv et à Jérusalem, mais la bande de Gaza a été négligée. Le Hamas a recouru à la ruse de guerre et il a réussi à surprendre l’armée la plus puissante du Moyen-Orient. Il a pénétré sans trop de difficultés en territoire souverain de l’Etat d’Israël.

Explosions

Depuis notre indépendance en 1948, pour la première fois une vingtaine de localités israéliennes ont été assiégées, conquises par des Arabes.

Pour la première fois dans l’histoire d’Israël un nombre considérable de femmes, d’enfants, d’officiers et soldats est pris en otage en territoire ennemi. Ils sont désormais des boucliers humains rendant plus compliqué les attaques de Tsahal et les manœuvres du gouvernement.

Mahmoud Abbas laisse faire et encourage les hostilités. Il manipule l’opinion internationale et parle d’autodéfense et de provocation israélienne mais continue à payer des salaires aux auteurs d’attentats et à leurs familles. 

Nous affrontons donc une nouvelle escalade, une autre étape significative dans le combat inlassable des Juifs contre le terrorisme islamiste palestinien qui a débuté il y a plus d’un siècle. Notre indépendance nationale et nos libertés ne sont toujours pas acquises. Ce combat est pénible et de longue haleine mais ne perdons pas l’espoir de vivre enfin en paix.

Il ne s’agit plus de jeunes gamins très actifs au début des années 1990. Ils lançaient des pierres, des bouteilles incendiaires et brûlaient des pneus. Lors de la deuxième Intifada en septembre 2000, des « bombes humaines » explosaient dans les bus et les restaurants pour saboter les Accords d’Oslo, pourtant signés par Arafat et la communauté internationale. Aujourd’hui, la révolte est dans tous les azimuts, menée par de véritables combattants entrainés par les Iraniens dans les batailles urbaines. Ils sont fort motivés, rusés et radicalisés par le culte de la mort, des « fous de Dieu » équipés d’un armement sophistiqué. Ils possèdent un arsenal impressionnant fourni par les Pasdarans et volé aussi dans des bases de Tsahal.

Jusqu’à ce jour, l’Iran favorisait ses activités dans le Nord du pays avec un soutien inconditionnel au Hezbollah, sa principale milice chiite au Liban. Les Pasdarans fournissaient aussi une aide substantielle au Hamas dans la bande de Gaza. Désormais, l’Iran est omniprésent également en Cisjordanie et recrute même des volontaires parmi les Arabes israéliens.

Devant les directives de l’Etat islamiste iranien, la stratégie, les raids et les opérations préventives devront changer de tactique et d’ampleur, dans tous les territoires, mais aussi au-delà des frontières. Les dirigeants du Hamas et les commanditaires iraniens doivent savoir qu’ils sont dorénavant dans les collimateurs de Tsahal et du Mossad.

Dans le contexte politique actuel et en dépit des obstacles sur le terrain, le gouvernement Nétanyahou a le devoir d’assurer, avant tout, la sécurité absolue à tous ses citoyens : Arabes, Chrétiens et Juifs. Sa coalition a échoué à l’intérieur d’Israël et dans les territoires.

Nétanyahou est mis maintenant à une rude épreuve. Sera-t-il- enfin l’homme d’Etat, ce leader churchillien rassembleur que nous souhaitons tous quand le foyer national est en danger existentiel ?

Les déclarations des chefs de l’opposition prouvent qu’un gouvernement de salut public devient une priorité. La solidarité et le soutien du président des Etats-Unis représentent également des gages pour poursuivre le combat jusqu’à la victoire. Les premières réactions dans le monde sont compréhensives et solidaires à l’égard d’Israël mais nous réaliseront hélas qu’elles sont éphémères et que les critiques et les condamnations ne tarderont pas.

Dans ces moments douloureux nous devrions être solidaires et ne compter que sur nous-mêmes, et mettre aux vestiaires toutes nos querelles politiques et idéologiques. Seule dans l’union nationale nous pouvons gagner cette nouvelle guerre et démontrer au monde entier que les fils et les filles d’Israël mènent un combat contre les forces du Mal, ils sont tous unis et forment‎ une nation courageuse qui dévoile au grand jour le vrai visage des Islamistes.