Mettre fin aux menaces de l’Iran et du Hezbollah

Freddy Eytan

Durant 47 ans, les Occidentaux ont dialogué directement avec l’Iran sachant parfaitement que les ayatollahs trichent, mentent et se moquent éperdument des traités signés. Ils n’ont jamais envisagé ni planifié sérieusement un renversement du régime islamiste. Aujourd’hui, le président Trump a enfin compris que ce régime assoiffé de sang ne tombera que par la force des armes. Cependant, les Etats-Unis n’ont jamais réussi à changer des régimes sanguinaires et corrompus par des opérations uniquement militaires. Ils ont échoué au Liban et en Irak sans parler des défaites en Afghanistan ou au Vietnam.

Contrairement à la politique d’apaisement de ces prédécesseurs, en clair connaissance des risques intérieurs et régionaux et des retombées sur l’économie mondiale, Trump a pris une décision audacieuse et historique, conscient qu’il ne pouvait plus compter sur ses alliés européens ni sur l’OTAN et que Tsahal et le Mossad sont les plus compétents pour accomplir cette mission compliquée aux de-là des frontières.

La guerre contre l’Iran est sans doute complexe et sale. Ce vaste pays est dirigé par des mollahs fanatiques et cruels. Comment renverser un pouvoir autocratique, religieux et policier en absence d’une opposition structurée avec un leader providentiel à la tête et avoir des militants sur le terrain ?

Le prince héritier Pahlavi est en exil et n’est point populaire au sein de toutes les strates et les composantes de la population. La lutte contre les mollahs est donc acharnée et de longue haleine. Malgré tout, elle demeure une mission vitale, juste et possible à condition de l’accomplir jusqu’au bout.

Une affiche iranienne représentant Ali Khamenei et son fils Mojtaba Khamenei
Une affiche iranienne représentant Ali Khamenei et son fils Mojtaba Khamenei. (Réseaux sociaux)

Après deux semaines de combat, le bilan de la guerre est vraiment impressionnant. Dès le premier jour, le guide spirituel a été éliminé avec sa famille et ses principaux généraux. Son fils, Mojtaba Khamenei est blessé et risque de subir le même sort. Les frappes américano-israéliennes ont visé toutes les infrastructures et les bases militaires, gouvernementales et policières ainsi que les sites nucléaires, les systèmes de défense aérienne et les lanceurs de missiles dispersés à travers ce gigantesque pays.

A l’heure actuelle, Donald Trump brouille toujours les cartes et ne précise pas quand il mettra fin aux hostilités. Néanmoins, il souhaite une victoire totale et de ce fait il devra poursuive les frappes de plus belle jusqu’à la capitulation des mollahs. Il ne souhaite plus un nouvel round contre l’Iran ni refaire les mêmes erreurs du passé en acceptant d’entamer des pourparlers indirects avec les ayatollahs sous les pressions de l’Arabie saoudite, de la Turquie ou des émirats du Golfe.

Naïm Qassem
Le chef du Hezbollah Naim Kassem

Nul doute, la puissante Amérique est capable de subir plusieurs jours encore toutes les retombées économiques et boursières à condition de maitriser et sécuriser le détroit d’Ormuz.

Au moment où les Israéliens courent nuit et jour dans les abris et vivent dans l’incertitude et l’angoisse du lendemain, en Europe on est plutôt inquiet de l’augmentation du prix de l’essence… la vie et la sécurité des Juifs ne représente plus, pour eux, un souci majeur ?

Et pourtant, les soldats de Tsahal prouvent, une fois encore, un courage exemplaire. Ils dévoilent, à la lumière du jour, le véritable visage des mollahs et donnent au monde entier une brillante leçon de solidarité. Par leur action, ils exposent les véritables valeurs morales et universelles et prouvent qu’ils sont toujours les premiers à venir au secours des minorités opprimées et en détresse.

Rencontre entre le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer lors du sommet du G20
Rencontre entre le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer lors du sommet du G20. (Lauren Hurley/10 Downing Street/Flickr/CC BY 4.0)

Le moment est particulièrement propice pour Donald Trump de modifier l’ordre mondial face à la Chine et la Russie et pour remodeler la géopolitique au Moyen-Orient. Pour l’heure, Pékin et Moscou n’osent pas intervenir et se sont même abstenues lors d’une résolution qui condamnait l’Iran au Conseil de sécurité.

Rappelons que depuis 1948, Moscou menace d’intervenir en faveur des Arabes et leur fournissait des armes mais elle n’a jamais combattu directement contre Tsahal ni servi de médiatrice exclusive pour régler le problème palestinien. Poutine est profondément préoccupé par la guerre en Ukraine. Le seul souci de la Chine à l’égard de l’Iran est son approvisionnement en pétrole…

De ce fait, le président Trump pourra négocier avec les Chinois en position de force lors de sa prochaine visite officielle à Pékin prévue dans deux semaines.

Quant à l’Europe, elle demeure divisée et impuissante devant les grandes puissances.

Le président Macron met en garde Israël contre un embrasement régional et condamne son intervention terrestre au Liban. Il pratique toujours la même rengaine et distingue bêtement entre la branche terroriste du Hezbollah avec celle de l’aile politique et sociale. Macron adore les symboles, le faste et le cérémonial. Il montre ses muscles mais ne réagit pas avec force. Il envoie sa marine en Méditerranée pour seulement protéger ses ressortissants. Seul le chancelier allemand, Friedrich Merz, a eu le courage de dire les 4 vérités et de soutenir clairement le combat d’Israël contre l’Iran et le Hezbollah.

La situation au Nord de notre pays est intenable et nous devrions avec l’aide des Etats-Unis éradiquer la force militaire de la milice chiite. C’est notre droit absolu, notre légitime défense, après les échecs de l’armée libanaise de démanteler l’arsenal destructif du Hezbollah. Depuis que le chef du Hezbollah Naim Kassem a porté allégeance au nouveau Guide spirituel iranien, il est considéré comme un dangereux ennemi et sa tête est mise à prix.

Au pied du mur, considérablement affaibli, le Hezbollah joue avec le feu et tente le tout pour le tout. Il a commis une grave erreur d’attaquer Israël. Nous devrions le combattre avec tous les moyens que nous disposons, sans peine et sans pitié.

Les Libanais sunnites et chrétiens ne sont pas nos ennemis et nous souhaitons coexister avec eux et signer un accord de paix viable. L’appel du président libanais le général Aoun, pour des négociations directes est un pas significatif vers la normalisation mais exige préalablement un front commun contre le Hezbollah avec le soutien militaire des Etats-Unis et une aide économique substantielle de l’Arabie saoudite.

Un total isolement de l’Iran de la scène internationale est nécessaire pour précipiter la chute du régime islamiste. De ce fait, il est indispensable que les pays occidentaux décident de rompre leurs relations diplomatiques avec Téhéran et de fermer les ambassades. Ils doivent également geler tous les avoir disponibles dans les banques européennes et américaines et confisquer tous leurs biens immobiliers achetés par la ruse et la fraude et par le vol systématique du trésor iranien et le blanchiment d’argent.

La guerre contre l’Iran et ses satellites devra se poursuive avec détermination mais sans considération partisane ou électorale. Cette campagne militaire sera douloureuse et pénible et des soldats tomberont sur le champ de bataille.

L’arrière du pays est un front sensible et prioritaire. Le gouvernement devra prendre des mesures adéquates. Nous devrions mener cette guerre avec un plan opérationnel précis et une stratégie militaire, diplomatique et médiatique claire et à long terme. Le but est justifié et légitime pour mettre un terme définitif aux menaces et assurer la stabilité, la sécurité et la paix avec nos voisins. Soyons donc patients et confiants. Renforçons notre résilience pour obtenir un avenir meilleur.