La criminalité arabe : bombe à retardement contre la population juive

Freddy Eytan

La criminalité au sein de la minorité arabe se déchaine à l’intérieur même du pays. Chaque jour des citoyens israéliens sont assassinés, blessés ou menacés. Durant cette dernière décennie plus de 1600 personnes ont été tuées, assassinées froidement, sans pitié, dont de nombreuses femmes et enfants innocents. Le nombre des meurtres augmente chaque mois. Depuis le début de l’année 2026 à ce jour une cinquantaine de personnes ont été déjà tuées sauvagement.

Effroyable, des gangs armés sèment la terreur contre des entrepreneurs, des agriculteurs et restaurateurs. Les syndicats du crime sont impliqués dans plusieurs secteurs : les trafics d’armes et la drogue, la contrebande, la prostitution, le vol de bétail, l’extorsion de fonds et racket de protection. Les démunis sont contraints à se tourner vers les usuriers, payent des taux abusifs et craignent des représailles sanglantes en cas de dettes impayées.

Les malfaiteurs menacent et exercent de fortes pressions sur les municipalités, et prennent en charge des projets de développement et de construction par des moyens violents.

L’état de guerre, la vie chère et le chômage aggravent encore plus les problèmes familiaux et plonge le pays dans l’angoisse, l’insécurité intérieure et l’incertitude.

Capture d'écran
Meurtre en plein jour à Lod. (Capture d’écran)

Devant le manque d’autorité et de leadership, les discours de haine envahissent également les partis politiques et des lignes rouges sont franchies quotidiennement. Les extrémistes de tous bords, à droite et à gauche, dictent l’ordre du jour. Des jeunes délinquants juifs dans les territoires sèment la terreur dans des villages palestiniens et commettent des attaques ignobles. Des actes irresponsables et dangereux qui compliquent les missions de Tsahal et pourraient inciter à des représailles contre les résidents juifs des implantations dont la majorité respecte la loi et les directives de l’armée.

Lors des manifestations de rue les affrontements se multiplient et les anarchistes et les casseurs en profitent pour semer le chaos.

Immense manifestation contre la violence dans la société arabe, place Habima
Immense manifestation contre la violence dans la société arabe, place Habima.

Malgré tous ses efforts d’éradiquer le fléau, la police demeure impuissante, elle manque de motivation et d’effectifs. Le premier flic du pays, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, laisse faire, contribue à la politisation de la police et joue au médiocre populiste. La violence se déchaine également sur les routes. Les accidents de voitures sont les plus nombreux au sein des Etats démocratiques. Sur les plateaux de télévision, la violence verbale l’emporte. Peu importe… l’audimat explose et les annonceurs publicitaires augmentent leurs recettes et jubilent.

Cette situation intolérable dure depuis plusieurs années. Il est temps d’agir, de passer à l’action dans tous les azimuts. Ce fléau englobe de nombreux problèmes nationaux et socio-économiques qui ont permis aux bandes criminelles de lever la tête.

Indiscutablement, la société israélienne est en guerre permanente et sans issue pacifique à l’horizon. Elle est déchirée sur tous les plans et domaines. Elle est complexe et compliquée et surtout manque de maturité. On constate une absence de tolérance et de savoir-vivre, d’éducation et de culture. Les valeurs civiques sont ignorées même à l’école. Hélas, la majorité des représentants politiques ne servent plus d’exemple. Les intérêts personnels et du parti prévalent sur ceux de l’Etat. Dans ces circonstances, les citoyens sont désemparés, effrayés, désespérés.

La minorité arabe représente plus de vingt pour cent de la population israélienne. Certes, la majorité est fidèle à l’Etat et s’intègre dans les diverses activités du pays notamment dans l’éducation, la santé ou le sport.

Nous constatons que la criminalité épargne les arabes chrétiens et les druzes et se propage surtout dans les villages arabo-musulmans et chez les bédouins.

Leurs représentants à la Knesset comme leurs leaders religieux ont échoué dans l’éducation civique et les droits de l’homme et de la femme, en ignorant la détresse et en focalisant leur programme politique sur la solution du problème palestinien. Récemment, les députés arabes ont organisé de nombreuses manifestations dans les rues mais elles se sont déroulées suite aux pressions de leurs compatriotes et dans le cadre d’une campagne en vue des prochaines élections législatives.

De ce fait, une grande partie des villages arabes israéliens vivent toujours dans des conditions misérables et la jeunesse locale se retrouve sans avenir, brise les chaînes patriarcales, ne respecte plus leurs parents et se révolte en rejoignant le banditisme.

Pour combattre ce fléau, le gouvernement a le devoir de nommer un puissant coordinateur dont la mission est de coordonner ses activités avec tous les ministères et les services de sécurité intérieure, notamment avec l’armée et le Shin Beit. L’effort général doit s’attaquer à la collecte des armes illégales dont une grande partie provient des bases de Tsahal, et combattre contre la criminalité financière pour épuiser toutes les sources d’argent. Il est nécessaire d’augmenter le nombre des policiers en leur offrant un salaire convenable. Adopter les opérations ponctuelles comme celles menées quotidiennement par Tsahal contre les réseaux terroristes et surtout traduire rapidement en justice et appliquer des peines sévères.

Tous les Israéliens devront prouver leur loyauté à l’égard de l’Etat d’Israël en accomplissant leur devoir de citoyen et à contribuer à l’effort national notamment dans le cadre d’un service public, faute de servir sous les drapeaux.

De nombreux défis sont donc à relever mais la mission des autorités n’est pas impossible. Le fléau de la violence n’est pas une fatalité mais il devient l’ennemi numéro un des Israéliens. Passons donc aux actes car le temps presse et les dangers sont omniprésents.

Sans des mesures draconiennes et immédiates, la bombe à retardement de la criminalité arabe explosera tôt ou tard à l’encontre de la population juive.