Devant l’impuissance diplomatique la guerre contre l’Iran est légitime

Freddy Eytan

Trump et Netanyahou ne sont pas des guerriers et préfèrent trouver des solutions diplomatiques pour résoudre des conflits. Toutefois, quand des Etats voyous comme l’Iran ou des organisations terroristes tels le Hezbollah ou le Hamas sèment la terreur, se moquent éperdument des accords signés et poursuivent leur projet nucléaire, le droit international est hors-jeu et mis à l’écart par la force des armes, seul moyen pour imposer l’ordre du jour diplomatique.

Comment admettre et tolérer que depuis plus cinq décennies la révolution islamiste est responsable de la majorité des actes de terreur et des attentats terroristes à travers le monde et que son chef spirituel a les mains souillées de sang de nombreux innocents, femmes, enfants et vieillards.

Les Occidentaux ont essayé plusieurs approches pour négocier avec le régime iranien y compris l’apaisement, les négociations et les sanctions. Pourtant le gouvernement iranien n’a pas été dissuadé ni convaincu de mettre fin à son programme nucléaire pour des fins militaires et dont le but principal est la destruction de l’Etat juif.

Dans ce contexte, l’ONU a perdu depuis longtemps sa vocation et l’Europe persiste à jouer un double jeu et sacrifie ses principes fondamentaux et nobles. Pour des raisons commerciales et par crainte de vengeance de la part des mouvements islamistes, elle cède au chantage et préfère une diplomatie rampante et humiliante.

Ayatollah Ali Khamenei
Ayatollah Ali Khamenei

Aucun pays en Europe, et notamment la France, n’a pas eu l’audace politique ni le courage militaire d’éliminer des chefs terroristes qui depuis des décennies sabotent les accords de paix et déstabilisent le Moyen-Orient. Et puis, on s’étonne que le président Trump ignore et méprise le Vieux continent, ne consulte pas ses alliés et décide avec Israël de lancer une guerre contre l’Iran.

Depuis la proclamation de l’Etat d’Israël en 1948, c’est la première fois que les Etats-Unis et Israël combattent ensemble contre un pays ennemi loin de leurs frontières. Ce tandem militaire fonctionne parfaitement et maitrise tout l’espace aérien du Moyen-Orient.

Centre de coordination civilo-militaire
Centre de coordination civilo-militaire. (U.S. Army photo)

Après l’attaque audacieuse et spectaculaire contre ayatollah Khamenei, le président Macron s’est empressé de convoquer le Conseil de sécurité en évoquant les risques d’un nouvel embrasement au lieu d’être solidaire de la lutte des Américains contre l’Axe du Mal. Plus révoltant, Macron n’a pas soufflé mot sur les victimes des missiles balistiques iraniens contre la population civile israélienne dont une partie est française. En revanche, il choisit d’envoyer le porte avion Charles de Gaulle pour rassurer ses alliés musulmans du golfe persique et la base militaire française installée à Abou Dhabi.

Il est normal que la France protège ses ressortissants et respecte ses accords de défense. La politique étrangère de Macron manque d’audace et de cohérence. Elle se contente de gestes symboliques et de vagues promesses, souvent non tenues. Elle se limite à des déclarations pompeuses, à la convocation de réunions diplomatiques spectaculaires et des conférences internationales inutiles.

Le porte-avions de l'US Navy USS Gerald R. Ford
Le porte-avions de l’US Navy USS Gerald R. Ford. (U.S. Navy photo)

Comment expliquer le souhait d’avoir « une dissuasion nucléaire française avancée et robuste » avec le désarroi face à un pays voyou et l’impuissance devant le fléau du terrorisme islamiste ?

Face aux crises régionales, Macron agit par tous les moyens médiatiques et diplomatiques pour marquer la présence de la France.

Après le massacre de plus de trente mille iraniens à Téhéran la voix de l’Europe a été timide. La France championne des droits de l’homme et de la femme s’est contentée de vagues déclarations sans apporter aucune aide concrète, mais après le massacre du 7 octobre elle a permis des manifestations antisémites et haineuses contre Israël.  Ces jours-ci, dans les rues de Paris et Londres les manifestants iraniens scandent « merci Trump, merci Netanyahou. »

La conduite et la détermination de ces deux chefs d’Etats est bien différente de la lâcheté et l’abandon des valeurs universelles chez certains leaders européens.

Comment ne pas réagir avec fermeté et se contenter que sur des mesures défensives quand l’Iran menace de lancer ses missiles balistiques et frappe une base britannique à Chypre, pays membre de l’Union européenne.

Le raid audacieux et spectaculaire contre Ali Khamenei est donc justifié et légitime, malgré et en dépit qu’il fut le plus haut dignitaire musulman chiite. Le guide spirituel iranien n’était pas digne de représenter une religion monothéiste. Il n’était pas non plus un leader d’un Etat démocratique mais un messager d’un Dieu cruel, oppresseur et rancunier. Il représente une théocratie calquée sur les tréfonds du Moyen-Age, une idéologie fanatique et antisémite qui prône la destruction de l’Etat juif. Il a envoyé ses milices pour tuer avec sang-froid et cruellement des femmes et des enfants innocents.

Après avoir ruiné leur pays et échoué d’exporter la révolution islamiste chiite, les ayatollahs mènent actuellement une guerre régionale pour survivre. Nous ne voulons pas tomber dans le piège iranien et participer à une guerre de religion sans fin.

Formé de nombreuses minorités, le peuple iranien n’est pas notre ennemi et lui seul décidera de son destin. Le but final est le départ des ayatollahs, la fin de la tyrannie et l’oppression et la chute du régime sanguinaire.

Durant cette guerre, nous constatons que les résidents de Téhéran peuvent circuler librement à-pied et en voiture, conscients que les frappes israéliennes sont précises et chirurgicales contrairement à leurs missiles lancés sans distinction contre des innocents et ne visent que la population civile.

Tsahal prouve à chaque fois que son bras est long et que ses pilotes sont capables d’atteindre des objectifs à des milliers de kilomètres de ses frontières. Dans le passé, nous avons connu des exploits extraordinaires comme à Entebbe, à Bagdad, à Tunis ou au Soudan, soit pour libérer des otages, soit pour détruire une centrale nucléaire, éliminer un chef de l’OLP et faire écrouler son QG tel un château de cartes, ou bombarder des convois de contrebandes d’armes et des chefs terroristes, en Syrie, au Liban et dans les déserts africains.

Pour pouvoir mener une opération aussi spectaculaire, il a fallu bien entendu surprendre l’ennemi et se préparer minutieusement, plusieurs mois à l’avance, avec une coordination parfaite entre tous les services de l’armée et en collaboration étroite avec le Mossad.

Une fois encore l’Etat juif prouve aux Occidentaux sa juste cause en dévoilant le vrai visage des Ayatollahs. Malgré la coordination parfaite et exemplaire avec les Etats-Unis, nous devrions toujours mettre en priorité la sécurité absolue de nos citoyens et ne compter que sur nos services de renseignement et sur les spectaculaires capacités de Tsahal et du Mossad.

Enfin, seul Donald Trump décidera la fin de la guerre. Il choisira le temps propice pour pouvoir en position de force entamer des négociations et préparer l’opinion iranienne à un changement de régime.