Le résultat des élections ne changera pas la réalité

Les Israéliens forment une société très politisée et pourtant nous assistons lors de ces élections comme dans les précédentes à une personnalisation des partis. Les idéologies, les programmes, les grands meetings et le militantisme se sont effacés et ont cédé la place à des messages creux, à des sondages éphémères, et à des promesses vides de sens, populistes et irréalisables.

Avec la banalisation de la démocratie et l’effacement des grandes idées, la politique est devenue un grand spectacle. Les vedettes de la télé se transforment en politiciens et parfois en guignols; les journaux et les éditorialistes osent manipuler sans scrupule, les stratèges de campagne venus d’Amérique donnent le ton, tandis que le peuple assoiffé d’un meilleur avenir observe ce manège en simple spectateur et dans le désarroi total.  Hélas, on ne distingue plus entre l’important et l’insignifiant, l’essentiel et la futilité, entre le faux et le vrai et les messages diffusés sont généralement secondaires et médiocres.

C’est aussi la première fois dans l’histoire des élections que la lassitude l’emporte, l’indifférence gagne les esprits, et les indécis sont si nombreux. Pourtant, les défis comme les menaces sont toujours là, à nos portes, omniprésents. La situation économique est toujours précaire et les turbulences islamiques dans notre région sont dévastatrices.

Le Mal israélien demeure sans doute dans la multiplication des petits partis, et donc il est impératif et urgent de modifier radicalement le système électoral actuel. Un Premier ministre élu au suffrage universel ne devrait plus être dépendant de petits partis capricieux et charnières pour pouvoir prendre des décisions audacieuses et lancer des réformes.

Nous devons aussi cesser de se bercer d’illusion et continuer à tromper le peuple en lui promettant un nouveau Proche-Orient beau et prospère. Hélas, la fin de la belligérance avec nos voisins n’est pas à l’horizon et la paix définitive avec tous les Palestiniens n’est pas non plus réalisable dans un prochain avenir. Dans ce contexte, seul un gouvernement israélien fort et stable sorti des élections pourra relever tous les défis.

 

Vous pouvez retrouver cet article :

Sur le site du CRIF

Sur le site de l’Union des Français de l’Etranger – Israël

2 Comments

  1. Devant les menaces de plus en plus précises, les Israéliens devraient serrer les coudes et avoir un gouvernement fort qui pourra prendre des décisions fermes et dures. En conséquence, voter pour des petits partis n’est pas valable, au contraire, tous les petits partis devraient se regrouper et présenter un front uni pour ne pas donner sur le plan international, l’impression d’une grande indecision du peuple juif.

  2. “il est impératif et urgent de modifier radicalement le système électoral actuel.”
    sur le fond, cela semblerait plus judicieux.
    mais dans la forme, si cela ne se fait pas; c’est qu’un grand nombre d’ Elus doivent y trouver leurs comptes.
    chacun a son petit pouvoir, dans sa petite tour d’ivoire et regarde l’importance se son etre, de sa capacité de non souscrire à toute idée générale; ou évolution de l’Etat.
    avec ce systeme, nous ne sommes pas arrivés.
    la droite risque fort de gagner, c’est un fait, mais que va t elle proposer? elle est pieds et poings liés avec des partis minuscules ayant un “droit de veto” permanent, comme à l’ONU.
    dans chaque pays, c’est difficile de faire bouger la ligne des Elus, ici en france les deux tiers sont pour le cumul des mandats. en Israel ce doit etre pareil, personne ne veut perdre sa place.
    le peuple reste, et vit avec ce qu’il a, et attend des décisions de calme et de prospérité.

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