Repères chronologiques

MapSykesPicot

 

 

1916

– Signature des accords Sykes-Picot en vue du partage du Proche-Orient entre la Grande-Bretagne et la France. Après 400 ans, c’est la fin de l’Empire Ottoman.

 

 1917

– Déclaration de Lord Balfour pour l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine.

 

1919

– La France ne s’oppose pas à la création d’un État juif.

 

1920

– La France renonce à son protectorat sur tous les Lieux Saints de Palestine. La Russie et la France sauvegardent leurs lieux de culte et leur patrimoine.

 

1942

– Grande rafle du Vélodrome d’hiver à Paris.

 

1947

– Départ de l’Exodus de Sète

– Adoption de la résolution 181 à l’ONU sur le partage de la Palestine. Les Arabes la refusent.

– Première guerre israélo-arabe. Corpus separatum à Jérusalem.

déclaration Indép1948

14 mai : Proclamation de l’État d’Israël.

 

1949

– La France reconnaît de facto puis de jure le nouvel État juif et ouvre une ambassade à Tel-Aviv.

– Le gouvernement israélien vote le transfert de la capitale d’Israël à Jérusalem. Tous les pays occidentaux, dont la France, s’y opposent.

 

1951

– Abdallah de Jordanie est assassiné par un partisan du Grand Mufti sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.

 

1952

– Pierre-Eugène Gilbert, ambassadeur de France en Israël.

 

1954

– Premiers achats d’armes en France : chars AMX et avions Mystère.

– Jacob Tsur est ambassadeur d’Israël à Paris.

 

1956

– Guerre de Suez. Expédition franco-britannique et israélienne en Égypte.

– Rupture des relations des pays arabes (à l’exception du Liban) avec la France.

– Livraison à Israël d’une centrale nucléaire « made in France ».

– Signature du premier accord culturel entre la France et Israël.

 

1958

– Intervention militaire américaine au Liban.

 

1959

– Walter Eytan est ambassadeur d’Israël à Paris.

1960

– Première rencontre de Gaulle-Ben Gourion à l’Elysée.

– Suite à des pressions américaines, Ben Gourion affirme à la Knesset qu’Israël construit une centrale nucléaire à des fins pacifiques.

– Arrestation d’Adolf Eichman en Argentine

 

1962

– Guerre civile au Yémen. Nasser intervient.

 

1964

– Première rencontre Lévy Eshkol-de Gaulle à Paris.

– Création de l’OLP et publication de sa Charte.

 

1965

– Habib Bourguiba, le président tunisien, appelle à la reconnaissance de l’État d’Israël.

 

1966

– Un pilote irakien atterrit en Israël avec son Mig 21.

– Accrochage entre Syriens et Israéliens le long de la frontière Nord.

 

1967

– Sept Mig syriens sont abattus par la chasse israélienne.

– Blocus du détroit de Tiran par Nasser. Embargo de la France sur les livraisons d’armes.

5-10 juin : Guerre des Six-Jours.

– Occupation du Sinaï, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du Golan par Tsahal.

22 novembre : Résolution 242 du Conseil de sécurité.

– Les « Trois Non » des pays arabes à Khartoum (Non à la reconnaissance d’Israël, non à la négociation, non à la Paix).

 

1968

– Premier détournement d’un avion d’El Al sur Alger.

– Raid de Tsahal à Beyrouth. 13 avions détruits.

 

Cherbourg1969

– Nouvel embargo français sur les armes.

– Opération des vedettes de Cherbourg.

– Coup d’État militaire en Libye. Khadafi au pouvoir.

– Golda Meir Premier ministre.

 

1970

– La France livre 70 Mirages à la Libye.

– Massacre des Palestiniens en Jordanie par les forces jordaniennes (“Septembre noir”).

– Décès de Nasser. Anouar el-Sadate lui succède.

 

1971

– Assassinat du Premier ministre jordanien, Wasfi Tal, au Caire par un Palestinien.

– Mission de l’émissaire de l’ONU, Gunnar Jarring, pour une solution au conflit israélo-arabe.

– Plan de paix du Secrétaire d’État Américain William Rogers.

 

1972

– Attentat par un groupe japonais à l’aéroport de Tel-Aviv : 26 morts et 81 blessés.

– Massacre d’athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich.

– Prise d’assaut d’un avion Sabena détourné par des terroristes palestiniens.

 

1973

– 6 octobre : l’Egypte et la Syrie attaquent Israël le jour du Yom Kippour.

– Conférence pour la paix à Genève.

– Décès de David Ben Gourion, le père de la nation, à l’âge de 84 ans.

 

1974

– Rencontre Mitterrand-Arafat au Caire.

– Mort de Georges Pompidou (avril).

– Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République. Jacques Chirac devient Premier ministre.

– Accords de désengagement avec l’Égypte (ouverture du canal de Suez) et la Syrie (retrait de Kuneïtra).

– Prise d’otages à Maalot. Échec d’une intervention diplomatique française. 16 enfants tués et 68 blessés

– Première rencontre Sauvagnargues-Arafat à Beyrouth.

– Première visite du chef de la diplomatie française à Jérusalem.

– Première rencontre Jacques Chirac-Saddam Hussein à Bagdad.

– Premier discours d’Arafat à l’ONU.

– Yitzhak Rabin est Premier ministre. Shimon Peres, ministre de la Défense.

– Levée de l’embargo français sur les armes à destination du Proche-Orient.

– Mission du Secrétaire d’Etat Henry Kissinger pour un règlement de paix.

– Réouverture du canal de Suez.

– L’ONU assimile le sionisme au racisme. La France vote contre la résolution.

– Ouverture d’un bureau de l’OLP à Paris.

 

1976

– Détournement d’un Airbus d’Air France. Opération Entebbe.

– Guerre civile au Liban.

– Signature de l’accord entre Israël et la Communauté européenne.

– « Journée de la terre » des Arabes israéliens en souvenir de leurs terres confisquées. Violentes manifestations.

 

1977

– Arrestation et mise en liberté d’Abou Daoud (responsable du massacre de Munich en 1972).

– Rappel de l’ambassadeur Gazit.

– Menahem Begin est élu Premier ministre après 29 ans dans l’opposition.

– Visite historique d’Anouar el-Sadate à Jérusalem.

 

1978

– Signature des accords de Camp David entre l’Égypte et Israël.

– Prix Nobel à Sadate et Begin.

 

1979

– Chute du Shah d’Iran. L’Ayotallah Khomeini est au pouvoir.

– Signature du traité de paix entre Israël et l’Égypte.

paix Egypte

 

 

1980

– Déclaration de Venise sur le Proche-Orient.

– Giscard lance un appel pour l’autodétermination des Palestiniens et la participation de l’OLP aux négociations de Paix.

– Attentat rue Copernic à Paris : 4 morts, 12 blessés.

– Guerre Irak-Iran.

 

1981

– François Mitterrand est élu président de la République (mai).

– Israël bombarde la centrale nucléaire Osirak en Irak.

– Assassinat d’Anouar el-Sadate au Caire (octobre).

– Assassinat de l’ambassadeur de France à Beyrouth Louis Delamare.

– Décès de Moshé Dayan.

 

1982

– Visite historique de François Mitterrand en Israël.

– Retrait d’Israël de la péninsule du Sinaï.

– Assassinat d’un agent du Mossad à Paris.

– Attentat rue des Rosiers dans le quartier juif de Paris. Six morts.

– Opération « Paix en Galilée ». Tsahal entre à Beyrouth.

– Massacre des Palestiniens par les Phalangistes, chrétiens libanais, à Sabra et Chatila.

 

1983

– Arafat et ses troupes sont expulsés du Liban et s’installent à Tunis.

– Assassinat du nouveau président libanais Bechir Gemayel.

– Attentat contre des soldats français et des marines à Beyrouth (58 morts).

– Rapport de la commission Kahane. Démission d’Ariel Sharon à cause de Sabra et Chatila.

– Démission de Begin. Yitzhak Shamir lui succède.

 

 

1984

– Shimon Pérès est Premier ministre en Israël.

– Visite officielle de Shimon Pérès à Paris, où il est accueilli par son homologue Laurent Fabius.

 

 

1985

– Retrait de Tsahal de Beyrouth et des montagnes du Chouf.

– Détournement du paquebot Achille Lauro.

– Bombardement du quartier général de l’OLP à Tunis.

 

1986

– Série d’attentats terroristes dirigés par Ibrahim Abdallah à Paris. Dix morts et une cinquantaine de blessés.

– Visite de Shimon Pérès au Maroc

– Elie Wiesel reçoit le prix Nobel de littérature.

– L’Espagne et Israël établissent des relations diplomatiques.

 

1987

– Rencontre secrète entre le roi Hussein de Jordanie. Document de Londres élaboré par Shimon Pérès et le roi Hussein.

– Établissement des relations diplomatique entre la Chine et Israël.

– Visite du chef de la diplomatie française Jean Bernard Raymond.

– Visite officielle du Premier ministre Jacques Chirac à Jérusalem.

– Assassinat du Premier ministre libanais Rachid Karamé.

– Klaus Barbie condamné à la réclusion perpétuelle pour crimes contre l’humanité.

– Transfert des cendres de René Cassin, prix Nobel, au Panthéon.

– Début de la première Intifada.

 

1988

– Assassinat à Tunis d’Abou Djihad, numéro deux de l’OLP, par Sayeret Matkal.

– Initiative de paix du secrétaire d’État américain George Schultz.

– Le roi Hussein renonce à la Cisjordanie.

– Arafat proclame à Alger l’indépendance de l’État palestinien.

– Lancement du satellite israélien Ofek.

– Visite d’Arafat au parlement de Strasbourg. Entretien avec Roland Dumas.

– Haïm Herzog à Paris. Première visite d’un président israélien en France.

 

1989

– Arafat est reçu pour la première fois à l’Élysée.

– Arafat déclare que la charte de l’OLP est caduque et renonce au terrorisme.

– Démonstration de la patrouille de France dans le ciel d’Israël.

– Attentat contre un DC 10 de l’UTA . Destruction en vol au Niger (170 morts).

– Visite en Israël du Premier ministre français Michel Rocard.

– Initiative de paix du gouvernement d’Union nationale en Israël.

 

1990

– Démission de Shimon Pérès du gouvernement. Yitzhak Shamir est Premier ministre.

– Le parlement européen recommande des sanctions contre Israël à cause de son immobilisme et de sa politique dans les Territoires.

– Saddam Hussein menace de ravager la moitié d’Israël à l’arme chimique.

– Invasion du Koweït par les troupes irakiennes (août).

– Réunification de l’Allemagne. Le Mur de Berlin est détruit (octobre).

– Départ massif des juifs d’Union soviétique.

– Le général libanais Aoun, chef du “réduit chrétien”, demande asile politique en France après l’invasion syrienne.

– Assassinat de Dany Chamoun et de sa famille à Beyrouth.

– Violents affrontements au mont du Temple (Esplanade des Mosquées) à Jérusalem. 21 Palestiniens tués.

 

1991

– Guerre du Golfe. la France participe aux combats avec la coalition américaine.

– Lancement de 39 Scud sur Israël.

– Moscou renoue ses relations diplomatiques avec Jérusalem.

– Réunion de la Conférence de paix à Madrid.

– L’ONU abolit la résolution assimilant le sionisme au racisme.

 

1992

– Décès de Menahem Begin à l’âge de 79 ans.

– Yitzhak Rabin est élu Premier ministre. Shimon Pérès chef de la diplomatie.

– François Mitterrand en visite officielle en Israël.

– Attentat à l’ambassade d’Israël à Buenos- Aires : 5 morts et 81 blessés.

– Israël expulse 418 militants du Hamas.

– Attentat islamique au centre du commerce international de Manhattan.

– Ezer Weizman est élu septième président de l’État d’Israël.

 

1993

– Opération « règlement de comptes »au Liban à la suite d’une vague terroriste.

– Signature sur les arrangements d’autonomie pour les Palestiniens.

– Yehuda Lancry est ambassadeur d’Israël à Paris.

– Israël reconnaît officiellement l’OLP d’Arafat.

– 13 septembre : Signature des accords d’Oslo à la Maison-Blanche.

– Arafat à Paris.

– Reconnaissance de l’État juif par le Vatican.

 

1994

– Signature de paix avec la Jordanie et établissement des relations diplomatiques.

– Massacre de Palestiniens au tombeau des patriarches à Hébron. 29 morts.

– Ouverture d’un « bureau de liaison » israélien à Rabat.

– Sommet économique à Rabat en présence d’une forte délégation israélienne.

 

1995

Y. Rabin– Assassinat d’Yitzhak Rabin par un extrémiste juif. Shimon Pérès Premier ministre par intérim.

– Premières élections en Cisjordanie et à Gaza. Victoire écrasante d’Arafat.

– Négociations de paix avec la Syrie.

– Lancement par Ariane du satellite israélien Amos.

– Jacques Chirac est élu président de la République française.

– L’État français reconnaît la faute collective à l’égard des juifs sous Vichy.

 

 

1996

-Plusieurs attentats-suicides à Jérusalem, Tel-Aviv et Ashkelon font 60 morts et 192 blessés.

– Conférence internationale contre le terrorisme à Charm el-Cheikh.

– Ouverture d’un « bureau d”intérêts »israélien à Nouakchott en Mauritanie.

– Voyage historique de Shimon Pérès dans les Etats du Golfe, Oman et Qatar.

– Opération « Raisins de la colère » contre le Hezbollah au Sud-Liban.

– Intervention diplomatique française. Création d’un « comité de vigilance ».

– Élections anticipées. Benjamin Netanyahou est élu Premier ministre.

– Visite d’État du président Jacques Chirac en Israël.

 

1997

– Création de la commission Mattéoli sur l’étude de la spoliation des biens des Juifs pendant l’Occupation.

– Déclaration de repentance de l’Église de France.

– Tentative d’élimination du chef du Hamas en Jordanie. Libération de Cheikh Yassin.

 

1998

– Signature entre Yasser Arafat et Benjamin Nétanyahou du « mémorandum de Wye plantation ».

– Négociation à Paris pour l’application de cet accord.

– Rencontre Chirac-Netanyahou à l’Élysée.

– Démission de David Lévy. Annonce d’élections anticipées.

– Le ministre israélien de la Défense à Paris. Proposition de retrait du Liban.

– Le président syrien Hafez el-Assad est reçu à Paris.

 

1999

– Décès du roi Hussein de Jordanie des suites d’un cancer.

– Election d’Éhud Barak. Netanyahou et Sharon dans l’opposition.

– Visite d’Éhud Barak à Paris.

– Visite du ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine à Jérusalem.

– Ouverture de l’ambassade d’Israël à Nouakchott en Mauritanie.

 

2000

– Visite officielle du Premier ministre Jospin en Israël et dans les territoires.

– Rencontre Bill Clinton-Hafez el-Assad à Genève.

– Retrait définitif de l’armée israélienne du Liban.

– Décès du président syrien Hafez el-Assad. Son fils, Bachar, lui succède.

– Négociation de paix Israël-Syrie à Wye Plantation aux États-Unis.

– Négociation de paix avec les Palestiniens à Camp David.

– Echec des pourparlers à Paris.

– Le chef de l’opposition, Ariel Sharon sur l’esplanade du mont du Temple [des Mosquées].

– Déclenchement de l’Intifada dans les territoires.

– Georges Bush élu président des États-Unis.

– Décès de Ben Elissar dans un hôtel parisien.

– Rupture israélienne des relations diplomatiques par le Maroc et la Tunisie, en raison de l’Intifada.

 

2001

– Ariel Sharon est élu Premier ministre de l’État d’Israël.

– Le terrorisme frappe l’Amérique au cœur. A New York les tours« jumelles » s’écroulent. Un avion s’écrase sur le Pentagone. Ben Laden revendique les attentats (11 septembre).

– Georges Bush lance une opération militaire en Afghanistan. Déclare la guerre contre « l’axe du Mal ».

– Shimon Pérès à l’Élysée.

– Arafat à l’Élysée.

– Assassinat par des Palestiniens du ministre israélien du Tourisme, le général Rehavam Zéevi.

– Tsahal encercle la Moukata d’Arafat (résidence à Ramallah). Le chef palestinien est mis en quarantaine.

– Le nouveau roi de Jordanie Abdallah à l’Élysée.

– Le nouveau président syrien Bachar el-Assad à Paris.

– Le nouveau roi du Maroc Mohamed VI en visite officielle en France.

 

 

2002

– Déferlement d’attentats terroristes dans toutes les villes d’Israël.

– L’opération Homat Magen (“rempart”) est déclenchée en Cisjordanie.

– Jacques Chirac réélu Président de la République. Raffarin, Premier ministre

– Incendie à l’ambassade d’Israël à Paris.

– Première visite de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, en Israël.

– Création du Groupe de haut niveau franco-israélien

– Annonce de la création d’un nouveau centre culturel français à Tel-Aviv.

– Sommet de la francophonie à Beyrouth avec Jacques Chirac.

– Visite de Jacques Chirac en Jordanie et en Égypte.

– Visite du ministre de la Défense israélien Ben Eliezer à Paris.

 

 

 

2003

– Réélection d’Ariel Sharon.

– Déclenchement de la guerre en Irak. La France s’y oppose.

– Vague antisémite en France. Chirac accueille le CRIF à l’Elysée. Mesures du gouvernement Raffarin.

– Attentats islamistes à Casablanca : 33 morts et des dizaines de blessés.

– Sommet d’Akaba Bush-Sharon-Abou Mazen-Abdallah.

– Saddam Hussein est capturé (décembre).

 

2004

– Jacques Chirac reçoit une trentaine de journalistes israéliens à l’Élysée.

– Visite d’État du président israélien Moshé Katsav à Paris.

– Mainmise de Tsahal sur les comptes bancaires des Palestiniens.

– Visite de Shaoul Mofaz, ministre de la Défense à Paris.

– Jacques Chirac reçoit le Premier ministre palestinien, Abou Alla, à l’Élysée.

– Double attentat dans le port israélien d’Ashdod : 10 morts et 20 blessés.

– Rencontre secrète entre Sharon et le roi Abdallah de Jordanie.

– Liquidation du Cheick Yassin, le chef du Hamas. Son successeur, Rantissi, est aussi tué par Tsahal.

– Rencontre Bush-Sharon sur le plan de désengagement de Gaza.

– Libération de Mordehai Vanunu, l’espion de la centrale nucléaire de Dimona.

– Conférence internationale sur l’antisémitisme à Berlin dans le cadre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe.

– Des dizaines de tombes juives sont profanées par des inscriptions nazies dans le cimetière de Herrlisheim, près de Colmar. Graffiti antisémites au mémorial de Douaumont.

– 13 soldats israéliens sont tués à Gaza. Un juif américain est décapité en Irak. Scènes macabres transmises par les télévisions arabes.

– Opération israélienne à Rafah baptisée « Arc-en-ciel ». Sanglante bavure. Démolitions de maisons palestiniennes. Condamnation unanime. Appel de George W. Bush à la « retenue ».

– Ariel Sharon et son fils Guilad sont acquittés dans une affaire de corruption « pour manque de preuves ».Un autre fils de Sharon, le député Omry, est accusé de malversations.

– Michel Barnier rencontre Arafat à Ramallah. Le gouvernement israélien boycotte sa visite.

– La cour Internationale de Justice de la Haye décrète que la barrière de sécurité est illégale et appelle Israël à la détruire.

– Sharon appelle à l’Aliyah des juifs de France. Vive polémique avec le président Chirac.

– Le plan Sharon de désengagement de Gaza est désavoué 3 fois par son propre parti. Le plan de paix de Gaza est discuté. Nétanyahou exige un référendum. Sharon refuse net.

– Double attentat à Beershéva. Deux bus explosent .16 morts. Une centaine de blessés. Revendication du Hamas. Représailles israéliennes.

– France et USA condamnent la présence syrienne au Liban et le soutien de Damas aux organisations terroristes. Appel du Conseil de Sécurité pour un retrait syrien du Liban.

– 299 actes antisémites sont enregistrés en France entre le 1er janvier et le 1er septembre 2004.

25 octobre : la Knesset approuve le plan Sharon. Crise au Likoud.

29 octobre : à l’initiative de Jacques Chirac, Yasser Arafat est hospitalisé à Paris.

31 octobre : profanation d’une centaine de tombes du cimetière juif de Brumath (Alsace).

1er novembre : attentat au marché central de Tel-Aviv. 3 morts et une quarantaine de blessés. Selon l’enquête du Shin Bet, le kamikaze s’apprêtait à se faire sauter à l’ambassade de France à Tel-Aviv.

11 novembre : Yasser Arafat meurt à l’âge de 75 ans. Il est inhumé à Ramallah. Une page se tourne au Proche-Orient. La bataille pour sa succession s’engage.

15 décembre : première visite du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy en Israël. La presse israélienne se montre enthousiaste et le sacre « le prochain président de la France ».

30 décembre : manifestations contre « le plan de désengagement ». Plus de 150 000 personnes sont rassemblés devant la Knesset pour désavouer Sharon. Ils le traitent de « dictateur » et de « Titus ». Menaces de « guerre civile » en Israël.

 

2005

9 janvier : Mahmoud Abbas (Abou Mazen) est élu démocratiquement président de l’Autorité palestinienne. Il succède à Arafat.

10 janvier : la Knesset approuve, in extremis, la nouvelle coalition avec le parti travailliste. 58 ont voté pour. 56 contre dont 13 députés du Likoud. Shimon Pérès est désormais « Premier ministre suppléant ».

27 janvier : commémoration du soixantième anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz. Trente chefs d’Etats sont présents dont Chirac et Katsav.

2 février : visite officielle à Jérusalem du président allemand Horst Kholer. A la tribune de la Knesset, il prononcera des paroles en hébreu.

6 février : la nouvelle secrétaire d’État américain, Condoleeza Rice en visite à Jérusalem et à Ramallah.

8 février : rencontre au sommet à Charm el Cheikh : Sharon, Abou Mazen, Moubarak et le roi Abdallah de Jordanie discutent ensemble d’une solution de paix au Proche-Orient. La bataille politique est déclenchée dans l’incertitude de l’avenir. Les Palestiniens s’engagent à mettre un terme à l’Intifada. Depuis le 27 septembre 2000 au 8 février 2005 on a enregistré :
Côté israélien : 1052 tués et 6161 blessés dont 581 graves.
Côté palestinien (source palestinienne) : 3454 tués dont 375 enfants et 24823 blessés.
Selon un rapport du Shin Bet, 365 « chahid »(suicidaires palestiniens) ont été arrêtés en 2004 dont 13 avant qu’ils se fassent exploser. Les services de renseignements israéliens ont déjoués, à la dernière minute, 159 attentats. Durant l’année 2004, on note une baisse du nombre des victimes israéliennes. 117 personnes ont été tuées contre 214 en 2003.
Depuis le déclenchement de l’Intifada on a dénombré au total 144 attentats suicides. 13 720 tirs contre des cibles israéliennes et 543 tirs de roquettes Qassam sur des villages israéliens.

– Attentat mortel contre l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. La Syrie est mise en cause.

– Le « plan de désengagement » est exécuté à la lettre dans la bande de Gaza et au nord de la Cisjordanie. Départ définitif des forces israéliennes de la bande de Gaza après 38 années d’occupation. Sur ordre de Sharon, toutes les localités israéliennes y sont détruites et rasées de la carte.

– Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, appelle à « rayer Israël de la carte du monde ».
Amir Peretz l’emporte sur Shimon Pérès aux primaires du parti travailliste.

– Ariel Sharon dissout la Knesset et proclame des élections anticipées. Il forme un nouveau parti avec Shimon Pérès : Kadima.

18 décembre– Ariel Sharon est à l’hôpital et plonge dans un coma irréversible. Ehoud Olmert assure l’intérim.

 

2006

5 janvier – Victoire du mouvement extrémiste Hamas aux élections législatives avec 42,9 % des suffrages. Les États-Unis et l’Union européenne menacent de ne pas traiter avec le Hamas s’il n’abandonne pas la violence et ne reconnaît pas l’État d’Israël.
Lors d’une réunion à Londres, le Quartet pour le Proche-Orient subordonne l’aide internationale à l’Autorité palestinienne à l’abandon de la violence et à la reconnaissance de l’État d’Israël.
Ismaïl Haniyeh, tête de liste du Hamas, est nommé Premier ministre. Un mois plus tard, il présente son gouvernement au président Mahmoud Abbas sans être parvenu à former une coalition avec le Fatah.

Suspension des aides directes au gouvernement palestinien du Hamas afin qu’il renonce à la violence et qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël et les accords israélo-palestiniens antérieurs.

L’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam accuse le président syrien Bachar al-Assad lors de son audition par la commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

– L’Iran reprend ses activités de recherche nucléaire civile, en dépit du désaccord de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et des mises en garde des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Lors de la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en Syrie, les dirigeants iranien et syrien exposent leur position commune à l’égard d’Israël, du Liban et de l’Irak et sur la solution du problème palestinien.

– Transfert des pouvoirs au vice-Premier ministre Ehud Olmert suite à l’attaque cérébrale du Premier ministre Ariel Sharon.

– Suite aux élections à la Knesset, Ehud Olmert forme un nouveau gouvernement avec les Travaillistes.

– Départ humiliant du président de l’État, Moshé Katsav, accusé d’« abus sexuel ».

13 juillet– Deuxième guerre israélienne au Liban. Elle durera 33 jours, se concluant en demi-teinte. Une commission d’enquête est nommée. La résolution 1 701 du Conseil de sécurité prévoit un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah libanais, ainsi que le déploiement de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et des forces libanaises dans le sud du pays, d’où l’armée israélienne doit se retirer progressivement. Le bilan du conflit – au 14 août, date de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les deux parties – est d’environ 1 200 victimes libanaises et 157 israéliennes. Les dégâts sont estimés à 3 milliards d’euros.

– Le président Mahmoud Abbas (Fatah) annonce des élections générales anticipées afin de résoudre la crise entre le Hamas et le Fatah sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Le rejet de cette décision par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh (Hamas) entraîne des violences entre les deux milices.

La résolution 1 737 du Conseil de sécurité condamne l’Iran en raison de son refus de suspendre son programme nucléaire et renforce les pouvoirs de vérification de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En réponse, l’Iran annonce l’installation de 3 000 centrifugeuses pour enrichir l’uranium et adopte une loi qui prévoit l’accélération du programme nucléaire et la révision de la coopération avec l’AIEA.

Lors d’une rencontre à Jérusalem, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas affirment leur volonté commune de relancer le processus de paix gelé depuis cinq ans.

 

2007

– Décès de Teddy Kollek, ancien maire de Jérusalem (1965-1995) à l’âge de 95 ans.

– Approbation, par le Conseil de sécurité, de la création du Tribunal spécial pour le Liban, chargé notamment de juger les assassins de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le gouvernement libanais a avalisé cette décision en dépit du rejet président Emile Lahoud.

– Assassinat du ministre libanais Pierre Gemayel, la Syrie est impliquée. Condamnation de la communauté internationale.

– Séries de scandales et d’affaires de malversations au sein de la fonction publique israélienne. Démission du ministre des Finances.

– Réunion à Téhéran d’une conférence sur « la véracité de la Shoah ». Participation scandaleuse d’universitaires étrangers révisionnistes.

– La commission d’enquête Vinograd accuse le gouvernement Olmert de graves défaillances dans la guerre du Liban. Démissions du ministre de la Défense, Amir Pérès, et du chef d’état-major, Dan Haloutz.

15 mars : Gaby Ashkénazi est le nouveau chef de l’armée israélienne.

6 mai : Nicolas Sarkozy est élu Président de la république française avec 53,06 % des voix.

12 juin : Ehud Barak est réélu chef du parti travailliste et devient ministre de la Défense.

13 juin : Shimon Pérès, 84 ans, est élu neuvième président de l’État d’Israël.

27 juin : Gordon Brown devient Premier ministre du Royaume-Uni. Il succède à Tony Blair, qui sera désormais chargé par le Quartet de la résolution du problème palestinien.

28 novembre : Conférence d’Annapolis. Réouverture officielle des négociations de paix avec les Palestiniens depuis le déclenchement de l’Intifada.

 

2008

9 janvier : Voyage du président Bush au Proche-Orient. Première visite à Jérusalem depuis son élection en l’an 2000 à la Maison Blanche.

30 janvier : Publication du rapport Vinograd sur les défaillances de la seconde guerre du Liban. Ehud Olmert refuse de donner sa démission et maintient sa coalition avec le parti travailliste.

11 février : Visite officielle du Premier ministre Olmert à Berlin.

13 février : Imad Moughniyeh, chef des opérations du Hezbollah est tué dans une voiture piégée à Damas.

1-3 mars : Opération “Hiver chaud” dans la bande de Gaza. Deux soldats israéliens tués, 120 Palestiniens tués, 80 terroristes capturés.

11 mars : Visite d’Etat de Shimon Pérès à Paris. Inauguration du Salon du Livre, dont Israël est l’invité d’honneur.

14 mars : Visite de la Chancelière allemande Angela Merkel en Israël, discours historique à la Knesset.

10 avril : Visite du ministre polonais des Affaires étrangères à Jérusalem. “Année de la Pologne” en Israël. 1000 ans de présence juive en Pologne.

8 mai : Israël célèbre ses 60 ans. Visite en grande pompe de chefs d’État et de gouvernement, dont Georges W. Bush.

22 mai : Israël et la Syrie entament des négociations indirectes par l’intermédiaire de la Turquie.

22-24 juin : Visite d’Etat du Président Sarkozy en Israël.

12 juillet : Visite du Président Bashar el-Assad ainsi que d’Ehoud Olmert et Tsipi Livni à Paris à l’occasion de l’ouverture du Sommet de Paris pour l’Union de la Méditerranée. Ouverture des relations diplomatiques entre Damas et Beyrouth.

20 juillet : Visite du Premier ministre britannique Gordon Brown en Israël et en Cisjordanie.

23 juillet : Visite du candidat Barack Obama en Israël.

21 septembre : Ehoud Olmert, le 12ème Premier ministre de l’Etat d’Israël, démissionne après 990 jours à la tête du gouvernement.

27 octobre : Tsipi Livni, chef de Kadima, n’a pas réussi à former une coalition. Des élections anticipées sont annoncées.

5 novembre : Barack Obama est élu 44ème Président des États-Unis.

12 novembre : Nir Barkat est élu maire de Jérusalem.

27 décembre : Début de l’opération “Plomb durci” contre le Hamas.

 

2009

3 Janvier : Offensive terrestre dans la bande de Gaza dénommée “Plomb durci”.

7 Janvier : Voyage de médiation de Nicolas Sarkozy au Caire, à Damas, à Beyrouth et à Jérusalem pour un cessez-le-feu.

9 Janvier : Adoption de la résolution 1860 du Conseil de Sécurité. 14 pour, abstention des USA.

15 Janvier : Signature à Washington d’un mémorandum d’accord sur le contrôle de l’acheminement des armes dans la bande de Gaza.

17 Janvier : Sommet de Sharm El Sheikh. Sarkozy à la tête d’une délégation européenne (Merkel, Brown, Zappatero, Berlusconi).

18 Janvier : Fin de l’opération “Plomb durci” dans la bande de Gaza après 22 jours de combat.

10 février : élections législatives en Israël. Kadima arrive en tête mais c’est le Likoud qui parvient à former une coalition. Binyamin Netanyahou est nommé Premier ministre.

3 Mars : Première visite de Hillary Clinton à Jérusalem et à Ramallah.

31 Mars : Investiture du second gouvernement Netanyahou.

21 Avril : Ouverture de la conférence de l”ONU Durban 2 sur le racisme. Le discours antisémite d’Ahmadinadjad provoque le départ de la délégation européenne.

11-15 Mai : Visite du Pape Benoit XVI en Israël.

18-20 Mai : Première visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou à Washington. Rencontre avec le Président Obama.

4 Juin : Discours historique de Barack Obama au Caire.

8 Septembre : La police israélienne recommande l’inculpation de premier ministre Éhoud Olmert pour corruption.

18 Septembre : Élection de Tsipi Livni à la tête du parti Kadima.

 

 

2010

11 Janvier : Elimination d’un dirigeant du Hamas à Dubaï. Le Mossad est soupçonné.

23 Mars : Rencontre de Nétanyahou avec le président américain Obama.

28 Mars : Visite de Joe Biden en Israël. Crise avec les États-Unis sur la construction de logements à Jérusalem-Est.

17 Avril : Visite de Shimon Pérès à l’Élysée. Inauguration de la place David Ben Gourion dans le 7ième arrondissement de Paris.

29 Avril : Nétanyahou remporte une victoire décisive au sein du comité central du Likoud.

6 Mai : Reprise des pourparlers avec les Palestiniens dans un climat de méfiance et de scepticisme.

10 Mai : Israël est admis à l’OCDE.

27 Mai : Rencontre Nétanyahou-Sarkozy à l’Élysée.

30 Mai : Voyage de Nétanyahou au Canada et aux États-Unis.

31 Mai : L’arrestation par la marine israélienne d’une flottille “humanitaire” à destination de Gaza fait 9 morts. Condamnation de la communauté internationale et appel à une commission d’enquête internationale. Nétanyahou annule sa rencontre avec Obama à Washington et rentre en Israël.

10 Juin : Arrestation d’un agent du Mossad en Pologne à la demande de l’Allemagne. Utilisation de faux passeports et complications dans l’élimination d’un chef du Hamas à Dubaï.

13 Juin : Première visite du Secrétaire général de la Ligue arabe à Gaza depuis la prise du pouvoir du Hamas.

14 Juin : Benjamin Nétanyahou accepte la nomination d’une commission judiciaire sur le raid de la flottille avec la participation de juristes étrangers et en coordination avec le président Obama. Opposition des pays arabes et de la Turquie qui exigent une commission d’enquête internationale.

20 Juin : Le gouvernement Nétanyahou approuve un allègement du blocus maritime au large de Gaza. Des points de passage sont rouverts.

23 Juin : Un nouveau satellite espion israélien, Ofek 9, est envoyé dans l’espace.

25 Juin : Jour anniversaire de la captivité du soldat franco-israélien Guilad Shalit. Manifestations et défilés en Israël. Fortes pressions sur Nétanyahou. Grand rassemblement de solidarité sur l’esplanade du Trocadéro à Paris et devant le Colisée à Rome.

6 Juillet : Rencontre Obama-Nétanyahou à la Maison Blanche.

2 Août : Plusieurs roquettes sont lancées depuis le Sinaï sur Akaba et Eilat. Un Jordanien est tué. Entretiens téléphoniques entre Nétanyahou, le roi Abdallah II et Moubarak.

3 Août : Affrontements meurtriers à la frontière libanaise. Un officier de Tsahal est tué et un autre blessé par des tireurs d’élite. Trois soldats et un journaliste libanais sont tués. C’est le plus grave incident depuis la Seconde guerre du Liban en juillet 2006.

9 Août : Scandale médiatique suite à la publication d’un document confidentiel concernant la succession du chef d’état-major Gaby Ashkenazi. “Guerre des généraux” face à des “stratèges en communication”.

17 Août : Visite historique de Benjamin Nétanyahou à Athènes.

22 Août : Le général Yoav Galant est le vingtième chef d’état-major de Tsahal.

31 Août : Quatre juifs israéliens sont assassinés par des terroristes du Hamas près de la ville d’Hébron, Cisjordanie.

2 Septembre : Reprise des négociations de paix avec les Palestiniens. Lors d’une cérémonie à Washington sont présents : Barak Obama, Hosni Moubarak, le roi Abdallah de Jordanie, Mahmoud Abbas et Benjamin Nétanyahou.

26 Septembre : Expiration du moratoire sur le gel des implantations en Cisjordanie. Crise ouverte avec les Palestiniens. Pressions américaines et européennes.

13 Octobre : Visite officielle du président iranien à Beyrouth. Tensions à la frontière libanaise. Mise en garde de Nétanyahou.

8 Novembre : Voyage de Nétanyahou aux États-Unis. Invité d’honneur des Fédérations juives d’Amérique du Nord. Son discours est pour la première fois chahuté par des militants de l’extrême gauche. Rencontre avec le vice-président Joe Biden et un entretien, de plus de sept heures, avec la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. La rencontre avec Obama n’a pas eu lieu. Le président américain participait au sommet du G20 à Séoul.

22 novembre : La Knesset adopte le Référendum pour l’avenir de Jérusalem et des Territoires.

28 novembre : Le gouvernement Nétanyahou combat l’immigration clandestine en provenance de pays africains en particulier du Soudan. Il décide de construire dans le Néguev un camp d’hébergement provisoire. Une décision qui provoque des critiques dans l’opinion publique. Chaque mois on enregistre plus de 1200 infiltrations en provenance de l’Afrique occidentale.

28 novembre : Le site Internet Wikileaks publie des centaines de milliers de documents américains confidentiels. Grand malaise à Washington et embarras dans les capitales occidentales et arabes. Un certain soulagement à Jérusalem.

29 novembre : A Téhéran, un scientifique iranien, membre du projet nucléaire est tué dans un attentat mystérieux. Un autre physicien est blessé. L’Iran accuse les États-Unis et le Mossad.

29 novembre : Nétanyahou nomme Tamir Pardo, nouveau chef du Mossad en remplacement de Meir Dagan, qui était resté huit ans à ce poste. Pardo a été le numéro deux du service secret israélien.

30 novembre : Ahmadinejad admet qu’un virus informatique a retardé les activités nucléaires de l’Iran.

2 décembre : Gigantesque incendie dans les forêts du mont Carmel, prêt du port de Haïfa. Catastrophe à l’échelle nationale. 44 morts et plusieurs blessés. Nétanyahou supervise sur place les opérations de sauvetage et appelle pour la première fois à une aide internationale dans le combat contre le feu. Parmi les pays, la France, la Russie, les Etats-Unis, la Bulgarie et la Grèce mais aussi la Turquie malgré les relations très tendues avec Israël. L’opposition exige une commission d’enquête et la démission du ministre de l’Intérieur.

6 décembre : L’Argentine, le Brésil et l’Uruguay reconnaissent la Palestine comme “État libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967”.

27 décembre : Regain de tension dans la bande de Gaza deux ans après l’opération “Plomb durci”. Des raids de l’aviation israélienne répondent aux lancements de roquettes et infiltrations. Nétanyahou met en garde le Hamas. Le Premier ministre israélien évoque pour la première fois la possibilité d’un accord intérimaire avec l’Autorité palestinienne.

30 décembre : Le nouveau gisement offshore situé à 130 kilomètres de Haïfa est la plus importante découverte mondiale de gaz naturel en eau profonde de ces dix dernières années. Le gisement “Léviathan” héberge environ 450 milliards de mètres cubes de gaz et permet à Israël de devenir un exportateur de gaz vers l’Europe. Le Liban conteste auprès de l’ONU et exige de délimiter les frontières maritimes en dépit de l’état de belligérance avec Israël.

30 décembre : Moshé Katsav, ancien président de l’État d’Israël (2000-2007), est reconnu coupable de deux viols sur une de ses secrétaires. Il n’a désormais plus le droit de quitter le pays et contraint de remettre son passeport aux autorités.

 

 

2011

5 janvier: Apres un débat houleux, la Knesset entérine la formation d’une commission d’enquête parlementaire sur l’ingérence d’organismes internationaux dans le financement et dans les activités d’ONG et des associations des droits de l’Homme. L’opposition et divers mouvements d’extrême-gauche accusent les députés de droite de « chasse aux sorcières » et de maccarthisme.

18 janvier: Éhoud Barak, chef des travaillistes, quitte avec fracas la présidence du parti et forme un nouveau mouvement politique « Hatzmaout »(Indépendance). Colère et indignation dans la classe politique et dans la presse. Satisfaction de Netanyahou. Barak garde le ministère de la Défense.

28 janvier: Révolte populaire en Égypte contre le régime Moubarak. Pressions américaines et vive inquiétude en Israël. Netanyahou lance des appels pour préserver le traité de paix et écarter les islamistes dans un contexte d aggravation de la situation dans la bande de Gaza. Pour la première fois depuis la signature du traité de paix avec l’Égypte, Israël autorise la présence de deux bataillons de l’armée égyptienne dans le Sinaï.

1er février: La nomination du général Yoav Galant à la tête de Tsahal est annulée in extremis à la suite d’accusations à son encontre : il aurait illégalement acquis des parcelles de terrain public. C’est finalement le général Benny Gantz qui est nommé chef d’état-major.

11 février : Chute du président égyptien Hosni Moubarak, suite aux manifestations ayant rassemblé des millions de personnes depuis le début de la Révolution, le 25 janvier.

18 février: Les États-Unis posent leur veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à condamner les implantations israéliennes.

11 mars: Deux jeunes palestiniens s’infiltrent dans l’implantation d’Itamar et tuent cinq membres de la famille Fogel, dont trois enfants.

23 mars: une explosion à un arrêt de bus à proximité de la gare centrale de Jérusalem fait un mort et plusieurs dizaines de blessés à quelques jours du marathon.

27 mars: accord de coopération entre les agences spatiales russe et israélienne.

1er avril : le juge Richard Goldstone retire partiellement les accusations formulées à l’encontre d’Israël dans son rapport sur l’opération Plomb durci.

8 avril : le système anti-missile Iron Dome connait ses premiers succès contre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.

27 avril : premier accord de réconciliation entre Fatah et Hamas au Caire, devant aboutir à la constitution d’un gouvernement d’union nationale.

15 mai : à l’occasion de la commémoration de la «Nakba» [catastrophe], des clashs aux frontières libanaise et syrienne font plusieurs morts parmi les manifestants.

24 mai : Binyamin Netanyahou est chaleureusement accueilli par le Congrès américain devant lequel il appelle à la reprise de négociations sans conditions avec les Palestiniens.

6 août : plus de 100 000 israéliens manifestent dans les rues de toutes les villes, au cœur d’un été de contestation sociale inédite. En ligne de mire : la vie chère, notamment les produits laitiers et le logement.

18 août : des terroristes venus du Sinaï attaquent deux bus et une voiture particulière sur la route 12 entre Beersheba et Eilat, faisant 8 morts (dont 6 civils) et une quarantaine de blessés. Tsahal réplique aussitôt en décapitant le leadership des Comités de résistance populaire, responsables de l’attentat. Nouvelle vague de violences autour de la bande de Gaza.

1er septembre: le rapport Palmer de l’ONU conclut que l’arraisonnement de la « flottille pour Gaza » était légal bien que l’usage de la force y ait été disproportionné.

21 septembre: Shelly Yachimovitch remporte les primaires au sein du parti travailliste.

23 septembre: Lors de la 66e Assemblée générale des Nations Unies, Mahmoud Abbas demande officiellement la reconnaissance d’un Etat palestinien. Netanyahou condamne toute mesure unilatérale et appelle à nouveau à la reprise des négociations sans conditions. Manifestations à travers la Cisjordanie, qui coûtent la vie à un israélien et son fils, tués sur la route 60 au nord de Hebron.

18 octobre: Guilad Schalit est libéré, sept jours après l’annonce d’un accord entre le gouvernement et le Hamas prévoyant la libération de 1027 prisonniers palestiniens. Il est accueilli en Israël par Benjamin Nétanyahou.

29 octobre: nouveau cycle de violences dans la bande de Gaza, faisant un mort côté israélien.

31 octobre: l’UNESCO vote l’entrée de la Palestine en son sein, provoquant la suspension de la participation financière israélienne, américaine et canadienne.

 

 

2012

1er janvier: rencontre entre représentants israéliens et palestiniens à Amman, Jordanie.

8 janvier: le journaliste Yair Lapid annonce son entrée en politique.

31 janvier: Binyamin Netanyahou est réélu à la tête du Likoud.

28 mars: Shaoul Mofaz remporte les primaires de Kadima face à Tsipi Livni.

30 avril: L’historien Benzion Netanyahou, père du Premier ministre, décède à l’âge de 102 ans.

8 mai: Alors que des élections anticipées devaient être annoncées pour le mois de septembre, Netanyahou et Mofaz prennent leurs adversaires de court en formant un gouvernement d’unité nationale, comprenant 94 des 120 députés.

24 juin: le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, est élu président de l’Égypte.

25 juin: Le président russe Vladimir Poutine en visite officielle en Israël.

1er juillet: La veuve de Yasser Arafat, Shouah, annonce qu’elle portera plainte pour assassinat suite à la découverte alléguée de polonium sur les vêtements de son mari.

14 et 15 juillet: la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton se rend au Caire et à Jérusalem.

17 juillet: Kadima quitte la coalition pour désaccords sur la conscription des harédim.

18 juillet: attentat en Bulgarie, coûtant la vie à 5 touristes israéliens et en blessant une trentaine d’autres. Attentat à Damas tuant plusieurs hauts-responsables syriens dont le ministre de la défense Daoud Rajha, le chef du renseignement intérieur et beau-frère du président Assef Chawkat et le chef de la sécurité national Hicham Ikhtiar. Le ministre de l’intérieur a par ailleurs été sérieusement blessé.

20 juillet: mort d’Omar Souleiman, ancien homme fort des renseignements égyptiens et dernier Premier ministre de l’ère Moubarak.

29 juillet : visite en Israël de Mitt Romney, candidat républicain aux élections présidentielles américaines. Il mentionne dans son discours “Jérusalem, capitale d’Israël”.

27 septembre : à l’occasion de la 67e assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre Benjamin Netanyahou exhorte l’ONU à établir une “ligne rouge claire” pour empêcher l’Iran de se doter d’une bombe atomique.

6 novembre : réélection de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

14-21 novembre : opération “Pilier de Défense” contre les organisations terroristes de la bande de Gaza.

29 novembre : la Palestine obtient le statut d’État observateur à l’ONU.

 

 

2013

22 janvier : élections législatives israéliennes. Benjamin Netanyahou est chargé de former un gouvernement.

7-8 mars : visite officielle du président Shimon Peres en Belgique et en France.

18 mars : le nouveau gouvernement Netanyahou, 33e gouvernement de l’Etat d’Israël, prête serment.

20-23 mars : première visite officielle du président Barack Obama en Israël.

9-12 avril : tournée du Secrétaire d’Etat américain John Kerry au Proche-Orient.

5-8 mai : voyage de Benjamin Netanyahou en Chine.

14 mai : rencontre Netanyahou-Poutine à Sotchi, notamment au sujet de la crise en Syrie.

13 juin : Benjamin Netanyahou se rend sur le site de l’ancien camp nazi d’Auschwitz-Birkenau. Il y inaugure une exposition de Yad Vashem sur la Shoah.

27-29 juin : voyage du secrétaire d’Etat américain John Kerry en Israël et en Jordanie dans le cadre d’une nouvelle tournée marathon au Proche-Orient et en Asie.

19 juillet : au terme de sa 6e mission au Proche-Orient, et après trois ans de gel du processus de paix, le secrétaire d’Etat américain John Kerry annonce être parvenu à un accord qui jette les bases d’une reprise des négociations israélo-palestiniennes.

28 juillet : Le gouvernement israélien approuve la libération de 104 prisonniers palestiniens dans le cadre de la reprise des négociations de paix. Le Premier ministre Netanyahou écrit une lettre ouverte pour expliquer son choix, se féliciter de n’avoir pas cédé aux exigences palestiniennes de retrait sur les lignes de 1967, et prévenir que tout accord sera soumis à référendum.

29 juillet : Tzipi Livni, la ministre israélienne de la Justice, et Saëb Erekat, le négociateur palestinien, inaugurent les pourparlers par un dîner à la Maison Blanche en compagnie de John Kerry et de Martin Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, désigné comme nouvel émissaire spécial pour la supervision du processus de paix. Les négociations doivent durer 9 mois.

24-25 août : Voyage du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à Ramallah puis Jérusalem.

1er-2 septembre : Washington et Paris publient des preuves sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas.

7 septembre : Poursuivant son offensive diplomatique pour convaincre les opinions réticentes de la nécessité de frappes contre la Syrie, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite à Paris, déclare en français : “La Syrie, c’est notre Munich à nous !”

14 septembre : Après trois jours de pourparlers à Genève, les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis et de la Russie concluent un accord sur le démantèlement de l’arsenal syrien d’armes chimiques.

27 septembre : Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l’unanimité la résolution 2118 pour éliminer l’arsenal chimique syrien.

1er octobre : Dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, Benjamin Netanyahou met en garde contre “l’offensive de charme” du président iranien Rohani. “Mesdames et Messieurs, j’aimerais pouvoir croire Rohani, mais je ne le peux pas”, déclare le Premier ministre israélien, en énumérant les preuves de la construction de la bombe atomique en Iran.

6 octobre : Benjamin Netanyahou exhorte les Palestiniens à reconnaître l’Etat juif lors de son discours à l’Université Bar-Ilan.

29 octobre : Le gouvernement israélien libère 26 terroristes palestiniens dans le cadre des négociations de paix.

5 octobre : Le secrétaire d’Etat américain John Kerry effectue une nouvelle visite en Israël pour relancer les négociations de paix.

6 novembre : Avigdor Lieberman, qui avait dû abandonner son poste de ministre des Affaires étrangères en décembre 2012 après son inculpation pour fraude et abus de confiance, est acquitté. Il annonce aussitôt son retour au gouvernement.

10 novembre : L’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, plus l’Allemagne) se séparent à Genève après trois jours de discussions sans être parvenus à un accord sur le nucléaire iranien. Benjamin Netanyahou avait déclaré qu’Israël ferait tout pour convaincre la communauté internationale d’empêcher l’Iran d’obtenir «l’affaire du siècle». Une nouvelle réunion est prévue à partir du 20 novembre.

17-19 novembre : Premier voyage officiel de François Hollande en Israël, où l’on salue ses efforts pour avoir bloqué un accord à Genève sur le nucléaire iranien. Le président français se rend aussi à Ramallah avant de prononcer, au 2e jour de sa visite d’Etat, un discours à la Knesset

24 novembre : Signature à Genève d’un accord entre le groupe des 5+1 et l’Iran, prévoyant une levée des sanctions contre Téhéran en échange d’une pause dans son programme nucléaire. L’accord, qualifié d'”historique” par les grandes puissances, est aussitôt dénoncé par le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou comme une “erreur historique”.

2 décembre : Benjamin Nétanyahou rencontre le pape François au Vatican. Leur entretien porte notamment sur le prochain pèlerinage du pape en Terre sainte.

4-5 décembre : Nouvelle visite à Jérusalem du secrétaire d’Etat américain John Kerry. Au menu des discussions avec Benjamin Nétanyahou : l’accord intérimaire avec l’Iran et les négociations israélo-palestiniennes, qui sont à mi-course.

12-13 décembre : Durant la visite de John Kerry au Proche-Orient, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rejette le plan américain prévoyant de conserver une présence militaire israélienne en territoire palestinien après un accord de paix.

 

 

2014

2 janvier : 10e visite de John Kerry en Israël depuis la relance du processus de paix.

11 janvier : L’ancien Premier ministre Ariel Sharon, héros de la guerre du Kippour, disparaît à l’âge de 85 ans, après 8 ans passés dans le coma. Il repose près de son épouse à la ferme des Sycomores, son domaine au sud du Néguev.

16 janvier : Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou rencontre à Amman le roi Abdallah de Jordanie pour des discussions centrées sur le processus de paix.

20 janvier : Visite en Israël du Premier ministre canadien Stephen Harper. Lors de son allocution devant la Knesset – la première d’un chef de gouvernement canadien – il déclare que critiquer Israël est antisémite.

22 janvier : Ouverture à Montreux, en Suisse, de la conférence internationale de paix sur la Syrie, dite “Genève 2”. Elle réunit pour la première fois des représentants du régime syrien et de l’opposition en exil.

23 janvier : “Nous sommes une nation start-up!” lance Benjamin Nétanyahou en ouverture de son discours au Forum économique mondial de Davos, avant de détailler les succès d’Israël en matière d’innovation.

31 janvier Tandis que la conférence de paix sur la Syrie dite “Genève 2” s’achève sur un résultat quasi-nul, le régime syrien mène les raids aériens les plus sanglants contre les quartiers rebelles d’Alep, faisant 121 morts en deux jours.

10 février : Ouverture du 2e round des négociations “Genève 2” entre les représentants du pouvoir syrien et l’opposition.

11 février : A l’occasion du 35e anniversaire de la Révolution islamique, le président Rohani déclare que l’Iran résistera à toute menace contre ses intérêts dans la négociation nucléaire avec les Puissances et s’engage à faire de nouveaux progrès dans la technologie nucléaire “pacifique”.

12 février : S’adressant à la Knesset en allemand, sa langue maternelle, le président du Parlement européen Martin Schulz rapporte des allégations concernant la consommation d’eau en Israël et dans les Territoires et évoque le blocus de Gaza, provoquant le départ des députés du “Foyer juif”, le parti de Naftali Bennett.

15 février : Le second round des négociations “Genève 2” s’achève sur un échec total.

18 février : Ouverture à Vienne du second round des négociations du groupe “5+1” pour un accord final sur le nucléaire iranien.

24-25 février : La chancelière allemande Angela Merkel, en visite officielle de deux jours en Israël avec une délégation de 16 ministres, est reçue “en amie” par Benjamin Nétanyahu. Elle se déclare fermement opposée au boycott d’Israël.

2 mars : 500 000 ultra-orthodoxes manifestent à Jérusalem contre un projet de conscription.

2-7 mars : Le Premier ministre Benjamin Nétanyahu en visite aux Etats-Unis. Il rencontre Barack Obama le 3 mars, sur fond de crise en Ukraine, et participe le lendemain au Congrès de l’AIPAC.

5 mars : Tsahal arraisonne un cargo venant d’Iran chargé de missiles à destination du Sinaï et de la bande de Gaza. L’opération est menée au large de la mer Rouge, à 1 500 km des côtes israéliennes.

12-13 mars : Première visite officielle en Israël du Premier ministre britannique David Cameron.

18 mars : Reprise à Vienne des négociations entre le groupe “5+1” (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, plus Allemagne) et l’Iran afin de parvenir à un accord définitif sur le nucléaire iranien.

1er avril : L’Autorité palestinienne décide de demander l’adhésion à 15 agences et traités internationaux, à commencer par la IVe Convention de Genève sur la protection des civils. Cette décision unilatérale provoque une crise dans les pourparlers de paix.

8-10 avril : Voyage de Shimon Peres en Chine. C’est le premier voyage d’un président israélien dans l’Empire du Milieu.

17 avril : Le JCPA-CAPE de Jérusalem met au jour un document explosif prouvant que les Palestiniens ont préparé à l’avance la crise des pourparlers de paix. Dans une note datée de mars 2014, le négociateur palestinien Saeb Erekat préconise en effet une série d’actions diplomatiques unilatérales, comme l’adhésion aux traités internationaux que Mahmoud Abbas mettra en oeuvre quelques semaines plus tard.

23 avril : L’OLP et les dirigeants du mouvement islamiste terroriste Hamas annoncent être parvenus dans la nuit à un “accord de réconciliation”. Ils prévoient la formation d’un gouvernement d’union dans les 5 semaines.

24 avril : Le Cabinet israélien de sécurité, réuni en urgence, décide à l’unanimité de rompre les pourparlers de paix avec les Palestiniens, précisant qu’Israël ne peut négocier avec “un gouvernement comptant des terroristes qui ambitionnent de le détruire”.

27 avril : “Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne” déclare Mahmoud Abbas dans un communiqué de l’OLP publié le jour où Israël commémore la Shoah. Le président palestinien avait auparavant mis en doute l’ampleur de la Shoah dans sa thèse de doctorat.

13 mai : Accusé de corruption, l’ancien Premier ministre israélien et ancien maire de Jérusalem, Ehud Olmert, est condamné à 6 ans d’emprisonnement. Uri Lupiolanski, ancien maire de Jérusalem, écoppera lui aussi de 6 ans de prison dans l’affaire Hollyland.

24 mai : Un attentat antisémite a lieu au Musée Juif de Bruxelles, faisant quatre morts, dont un couple d’Israéliens. L’auteur de l’attentat sera identifié et arrêté le 30 mai lors d’un contrôle de routine à Marseille. Il s’agit de Mehdi Nemmouche, un Français tout juste rentré de Syrie, où il avait fait le djihad au nom de l’Etat islamique en Irak et au Levant.

2 juin : Le nouveau gouvernement d’union interpalestinien Fatah-Hamas prête serment devant le président Mahmoud Abbas. Israël dénonce avec force ce pacte avec les terroristes islamistes du Hamas qui continuent de viser la destruction de l’Etat juif et d’appeler au meurtre et au kidnapping de Juifs.

10 juin : Reuven Rivlin est élu 10e président de l’Etat d’Israël. Il doit succéder à Shimon Peres le 24 juillet.

12 juin : Le Hamas organise le kidnapping de trois adolescents israéliens alors qu’ils faisaient du stop dans le Gush Etzion : Gilad Shaer (16 ans), Naftali Frenckel (16 ans) et Eyal Yifrah (19 ans). Le gouvernement de Benjamin Nétanyahu, Tsahal et les services de Renseignement mettent tout en oeuvre pour les retrouver. Un vaste mouvement de solidarité se met en place en Israël et dans le monde entier via les réseaux sociaux : #BringBackOurBoys (ramenez nos garçons).

eyalgiladnaftali

 

22 juin : Pour la première fois depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël frappe des positions de l’armée de Bachar el-Assad sur le Golan. La veille, ces dernières avaient tué un jeune Israélien de 15 ans, Mohammad Qaraqra, originaire d’un village druze de Galilée, et blessant grièvement son père, employé du ministère de la Défense israélien.

29 juin : L’armée de l’air israélienne frappe douze sites de la bande de Gaza en riposte à de nombreux tirs de roquettes, dont deux avaient mis feu la veille à une usine à Sdérot.

30 juin : Découverte macabre près de Hébron : les corps d’Eyal, Gilad et Naftali sont retrouvés sans vie. Les trois adolescents israéliens auraient été assassinés peu après après leur enlèvement par deux membres du Hamas, 18 jours plus tôt. La nouvelle déclenche une immense vague d’émotion en Israël.

2 juillet : Un jeune Palestinien de Jérusalem-Est, Mohammad Abou Khdeir, âgé de 16 ans, est kidnappé puis assassiné. L’autopsie révélera qu’il a été brûlé vif. Six suspects sont arrêtés : des juifs extrémistes qui ont voulu “venger” la mort des adolescents israéliens. C’est le choc en Israël.

8 juillet : L’opération “Bordure Protectrice” est lancée par Tsahal dans la bande de Gaza après qu’Israël ait été frappé par 100 roquettes en 24 heures. Depuis le début de l’année 2014, les groupes terroristes de Gaza ont tiré plus de 450 roquettes.

13 juillet : Un commando d’élite de la Marine israélienne frappe une rampe de lancement de roquettes sur une plage de Gaza. C’est la première incursion terrestre d’Israël de l’opération “Bordure Protectrice”.

15 juillet : Israël accepte le cessez-le-feu proposé par l’Egypte ; refus du Hamas.

17 juillet : A la demande de l’ONU, Israël et le Hamas conviennent d’une trêve humanitaire de 5h, qui est immédiatement violée par les terroristes de Gaza. Israël évite un attentat de grande ampleur en interceptant un commando palestinien venu par un tunnel. Dans la nuit, Tsahal intensifie “Bordure Protectrice” et lance une opération terrestre contre les tunnels terroristes du Hamas à Gaza. Un communiqué du Cabinet de Benjamin Netanyahou souligne que l’opération “Bordure protectrice” «se poursuivra jusqu’à que ses objectifs soient atteints, à savoir rétablir le calme sur le long terme et porter un coup fatal aux infrastructures du Hamas et autres organisations terroristes de la Bande de Gaza.»

18 juillet : Première victime dans les rangs de Tsahal : le soldat Eytan Barak (20 ans) décède en opération dans le nord de la bande de Gaza. Cinq blessés sont également à déplorer. Dans son allocution en ouverture d’une réunion spéciale, Benjamin Netanyahou explique que l’opération terrestre a été décidée après avoir épuisé toutes les autres options : «Nous opérons uniquement contre des cibles terroristes et regrettons les victimes civiles collatérales. Ce sont les organisations terroristes – qui attaquent nos villes et nos civils et qui utilisent leur population comme boucliers humains – qui portent la responsabilité des victimes parmi les non-combattants.»

19 juillet : Israël intensifie son pillonage de la bande de Gaza. Deux soldats de Tsahal sont tués au combat. Dans la nuit, deux autres soldats de Tsahal tombent lors d’une opération contre un commando terroriste. La communauté internationale soutient massivement le droit légitime d’Israël à se défendre, même si des manifestations pro-palestiniennes sont organisées, qui servent souvent de prétexte à des actions antisémites en Europe. Paris, Aubervilliers et Sarcelles sont ainsi le théâtre d’un antisémitisme violent.

20 juillet : Au 13e jour de l’Opération “Bordure Protectrice”, alors que l’on compte plus de 400 morts dans la bande de Gaza, Israël accepte la demande du CICR d’une trêve humanitaire de 2 heures à Chajaya, un quartier de Gaza d’où sont parties 140 roquettes. Le Hamas viole une nouvelle fois la trêve. La journée est particulièrement meurtrière : 13 soldats de la brigade Golani sont tués au combat tandis que leur commandant, le colonel Raslan Alian – premier Druze à la tête de cette brigade – est sérieusement blessé. Benjamin Netanyahou exprime ses condoléances aux familles des victimes lors d’un discours prononcé au ministère de la Défense, dans lequel il expose la stratégie de Tsahal face au Hamas.

21 juillet : Tandis que la difficile bataille contre les tunnels terroristes du Hamas se poursuit, 9 soldats de Tsahal tombent au combat, portant à 27 le nombre des victimes militaires israéliennes. En visite dans la région, le secrétaire d’Etat américain John Kerry appelle à un cessez-le-feu sur les bases de l’accord de 2012.

22 juillet : En marge des combats, où deux nouvelles victimes sont à déplorer dans les rangs de Tsahal, l’activité diplomatique se poursuit. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en visite au Caire puis à Jérusalem, étudie avec John Kerry les possibilités d’une trêve. Des compagnies aériennes occidentales, Air France en tête, annoncent suspendre leurs vols à destination de Tel-Aviv après qu’une roquette soit tombée près de l’aéroport Ben-Gourion. Le gouvernement israélien proteste contre cette décision.

23 juillet : Dans un discours provocateur prononcé depuis le Qatar, le chef du Hamas Khaled Meshaal conditionne le cessez-le-feu avec Israël à la levée du blocus de Gaza. A l’ONU, le Conseil des droits de l’Homme décide d’une enquête sur l’offensive israélienne par 29 voix contre 1 (les Etats-Unis) et 17 abstentions (dont la France) ; un vote qualifié de “mascarade” par Benjamin Nétanyahou. Sur le terrain, les combats se poursuivent, faisant trois morts dans les rangs de Tsahal.

24 juillet : Alors que les combats se poursuivent, causant la mort d’un soldat de Tsahal, le ministre britannique des Affaires étrangères Philippe Hammond, en visite en Israël, affirme que le « cycle actuel de la violence a été déclenché par le Hamas.» Son homologue canadien John Baird fustige le Conseil des droits de l’Homme pour n’avoir pas condamné le Hamas. Une école de l’UNRWA est touchée par un missile ; l’enquête révèlera qu’elle était vide. Les compagnies aériennes rétablissent leurs vols vers Tel-Aviv, à l’exception d’Air France. Dans la soirée, Reuven Rivlin devient le 10e président d’Israël au terme d’une prestation de serment empreinte de sobriété.

25 juillet : Deux soldats de Tsahal tombent au combat. Dans la soirée, Israël annonce accepter une trêve humanitaire de 12 heures, à compter de samedi 8h, tout en poursuivant ses activités pour neutraliser les tunnels terroristes du Hamas. A Tel-Aviv, le trafic aérien est totalement rétabli. On apprendra que dans la nuit, trois soldats de Tsahal ont été tués, portant à 40 le nombre de victimes dans les rangs de Tsahal depuis le début de l’opération terrestre. Les victimes palestiniennes sont au nombre de 1000 ; on compte 6000 blessés.

26 juillet : Une conférence internationale réunit à Paris John Kerry, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et leurs homologues européens, turc et qatari. L’objectif est la mise en place d’un cessez-le-feu de 7 jours qui permette aux belligérants de venir discuter au Caire. Le cabinet israélien refuse à l’unanimité le cessez-le-feu, mais accepte de prolonger la trêve humanitaire jusqu’à minuit, alors que le Hamas reprend ses tirs de roquettes. Un soldat israélien est tué, deux autres succombent à leurs blessures.

27 juillet : Malgré le refus du Hamas de prolonger la trêve, Israël approuve son extension pendant 24h afin de permettre aux Gazaouis de célébrer la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr. Des fuites dans la presse israélienne révèlent que le cessez-le-feu proposé par Kerry n’autorisait pas Israël à poursuivre la destruction des tunnels terroristes du Hamas. Dans la soirée, Barack Obama contacte Benjamin Nétanyahou et l’exhorte à un cessez-le-feu sans condition. Peu après, le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à une trêve humanitaire immédiate.

28 juillet : Nouvelle reprise des hostilités par le Hamas, qui lance des salves de missiles contre le kibboutz de Nahal Oz, près de la bande de Gaza, tuant cinq soldats israéliens. Cinq autres soldats succomberont lors de combats acharnés, faisant de cette journée de l’Aïd el-Fitr l’une des plus meurtrières pour Tsahal. “La route sera longue”, déclare en conférence de presse le Premier Ministre Nétanyahou, qui prévient que tout accord de cessez-le-feu devra prévoir la démilitarisation de Gaza.

29 juillet : Après avoir appelé les habitants de Gaza à évacuer immédiatement la ville, Tsahal y frappe plusieurs cibles terroristes. Dans la soirée, alors que le Hamas lance des missiles en direction de Jérusalem et Tel-Aviv, son chef militaire Mohammed Deif délivre un discours enflammé. “Deif a été caché sous terre dans la bande de Gaza pendant des semaines et c’est là qu’il va rester”, dira le ministre des Finances Yaïr Lapid, témoignant de l’unité régnant au sein du Cabinet israélien.

30 juillet : Suite à une nouvelle nuit de combats, au cours de laquelle Tsahal frappe 80 sites terroristes et riposte aux tirs de missiles, dont un tiré depuis une école de l’UNRWA, Israël accepte d’observer une trêve humanitaire de 15h à 19h. Cette trêve, prévient l’armée, ne s’applique pas aux zones d’opérations comme le bastion terroriste du Hamas dans le quartier de Chajaya. Trois soldats de Tsahal sont victimes d’une bombe placée à l’entrée d’un tunnel du Hamas, qu’ils souhaitaient neutraliser, près de Khan Younès.

31 juillet : Les roquettes du Hamas continuent de pleuvoir sur Israël, certaines interceptées par le “Dôme de fer”. Tsahal frappe à nouveau plus de 80 cibles stratégiques dans la bande de Gaza. On apprendra que cinq soldats israéliens ont été tués par un tir de mortier près de la frontière avec Gaza.

1er août : La trêve humanitaire de 72 heures, acceptée “inconditionnellement” par les deux parties, est aussitôt violée par le Hamas, qui opère une attaque kamikaze contre des soldats de l’unité Givati. Deux soldats perdent la vie ; un troisième, porté disparu, semble avoir été kidnappé. La branche armée du Hamas ne revendique pas l’enlèvement.

2 août : Toute la nation israélienne retient son souffle en attente de nouvelles du sous-lieutenant Hadar Goldin, 23 ans. Le Hamas poursuit ses tirs de roquettes, visant notamment Tel-Aviv et le centre d’Israël. Dans la soirée, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou annonce un redéploiement des troupes de Tsahal dans la bande de Gaza, en fonction des besoins sécuritaires d’Israël, soulignant que toutes les options stratégiques restent valables.

3 août : A l’aube du 27e jour de l’Opération “Bordure Protectrice”, Tsahal annonce le décès du sous-lieutenant Hadar Goldin. Ce jeune soldat issu d’une famille d’officiers supérieurs de Tsahal est la 64e victime militaire israélienne du conflit. Côté palestinien, on dénombre 1500 victimes. L’activité diplomatique s’intensifie : une mission palestinienne se rend au Caire pour discuter des modalités d’un cessez-le-feu.

4 août : Tsahal observe une trêve de cinq heures dans la bande de Gaza. Elle est aussitôt violée par le Hamas, et ce pour la huitième reprise. Tandis qu’Israël se réserve le droit de riposter aux tirs de missiles et d’achever la neutralisation des tunnels terroristes, il étudie la possibilité d’une trêve de 72 heures. A Jérusalem-Est, deux attaques terroristes, dont une perpétrée avec une pelleteuse, font un mort et plusieurs blessés.

5 août : Entrée en vigueur d’une trêve de 72 heures. Israël, qui annonce avoir neutralisé tous les tunnels terroristes, se retire de la bande de Gaza et rassemble ses troupes en position défensive le long de la frontière.

6-7 août : Des discussions se tiennent au Caire sur les modalités d’extension d’un cessez-le-feu. Des membres des services de Renseignement égyptiens reçoivent des représentants palestiniens puis une délégation israélienne (Isaac Molho, Yoram Cohen et Amos Guilad).

8 août : Peu avant l’expiration de la trêve, à 8h du matin, les tirs de roquettes reprennent contre Israël. Le Hamas annonce qu’il refuse la poursuite de la trêve.

10 août : Un nouveau cessez-le-feu de 72h à Gaza est approuvé par le Hamas et Israël. L’arrêt des tirs de roquettes était la condition pour Israël avant toute reprise des négociations.

13 août : Les parties conviennent d’une extension de la trêve de 5 jours. Peu avant cette annonce, des roquettes sont envoyées sur Israël, vraisemblablement par le Djihad islamique.

18 août : La trêve, qui devait expirer à minuit, est prolongée de 24h. Les deux parties étudient une proposition égyptienne de cessez-le-feu prévoyant la levée du blocus de Gaza.

19 août : Le Hamas reprend les hostilités : trois roquettes s’abattent dans l’après-midi sur Beersheva. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou ordonne une riposte militaire et le retour des négociateurs israéliens du Caire. Dans la soirée, 50 roquettes sont lancées contre le sud et le centre d’Israël, y compris Tel-Aviv et Jérusalem.

20 août : En réaction aux salves de roquettes, Israël cible plusieurs chefs militaires du Hamas dans la bande de Gaza, à commencer par le commandant suprême des brigades Ezzedine Al-Qassam, Mohammed Deif. “Les coups que le Hamas a subis sont les plus sévères depuis la création du mouvement terroriste palestinien”, déclare le Premier ministre Benjamin Nétanyahou dans une conférence de presse où il se dit déterminé à poursuivre la lutte “par tous les moyens”. On apprendra l’élimination dans la nuit de Raed Attar et Abou Shamala, deux terroristes haut placés du Hamas, responsables de plusieurs attentats et de l’enlèvement du soldat franco-israélien Guilad Shalit.

22 août : Les attaques incessantes contre le sud et le centre d’Israël font de nombreux dégâts matériels, des blessés graves et une victime : le petit Daniel Tregerman, 4 ans, touché par un obus de mortier dans sa maison du kibboutz de Nahal Oz. Sa disparition porte à quatre le nombre de civils tués en Israël depuis le début de l’Opération “Bordure Protectrice”.

24 août : Tandis qu’Israël essuie toujours des pluies de roquettes dans le sud et le centre, y compris Tel-Aviv, une roquette est tirée depuis le sud-Liban sur la Galilée et cinq autres depuis la Syrie sur le plateau du Golan, ce qui engage Tsahal à redéployer ses troupes à la frontière avec le Liban. Aux funérailles du petit Daniel Tragerman, le ministre de la Défense Yaalon annonce qu’« Israël est au milieu d’une opération longue et complexe face à un ennemi impitoyable » qui prendra fin uniquement « lorsque le calme sera rétabli ».

26 août : Au 50e jour de l’Opération “Bordure Protectrice”, Israël vit toujours au rythme des alertes. Un obus de mortier tiré sur la région d’Eshkol fait deux morts (les cinquièmes et sixièmes victimes civiles israéliennes) et plusieurs blessés. A 19h, après une énième salve de roquette, Israël annonce être parvenu à un cessez-le-feu “illimité” à Gaza.

27 août : « Le Hamas a été frappé durement. Il n’a obtenu gain de cause à aucune des conditions qu’il avait posées pour un cessez-le-feu» déclare le Premier ministre Benjamin Nétanyahou à la conférence de presse organisée avec le ministre de la Défense Moshe Yaalon et le chef d’état-major Benny Gantz.

31 août : Shahar Shalev, un parachutiste israélien de 20 ans, décède des suites de ses blessures. Deux jours plus tôt, Netanel Maman, un soldat de 22 ans qui avait été touché par une roquette, avait lui aussi succombé à ses blessures. Il sont la 71e et 72e victimes israéliennes de l’Opération “Bordure Protectrice”.

15 septembre : Conférence internationale à Paris pour organiser la lutte contre l’Etat islamique/Daesh. Une trentaine de pays y participent, dont plusieurs du Moyen-Orient, à l’exception de la Syrie et de l’Iran.

17 septembre : Démission surprise de Gideon Sa’ar, ministre israélien de l’Intérieur et dauphin de Benjamin Netanyahou. Son retrait temporaire de la vie politique annonce une lutte de succession au sein du Likoud.

19 septembre : Premières frappes françaises contre l’Etat islamique en Irak.

23 septembre : Alors qu’ont lieu les premières frappes de la coalition internationales en Syrie, Tsahal abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan. Peu avant, Tsahal annonce avoir éliminé les deux terroristes palestiniens responsables du rapt et de l’assassinat des trois adolescents israéliens, Eyal, Guilad et Naftali.

29 septembre : Dans son discours à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou met en garde contre le Hamas, le groupe djihadiste “Etat islamique” et l’Etat islamique iranien.

12 octobre : Ouverture au Caire, en présence du secrétaire d’Etat américain John Kerry, de la conférence internationale sur la reconstruction de la bande de Gaza.

13 octobre : Le parlement britannique adopte par 274 voix contre 12 une motion appelant le gouvernement britannique à “reconnaître un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël”.

13-14 octobre : Visite du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en Israël et dans les Territoires, où il se montre très critique envers la politique israélienne.

22 octobre : Un attentat à la voiture bélier contre le tramway de Jérusalem fait 7 blessés et deux morts, une petite fille de trois mois et une jeune femme. Le terroriste était un résident arabe de Silwan, connu pour ses liens avec le Hamas. Suite à la mort du terroriste, des heurts éclatent dans plusieurs quartiers de la Ville, faisant craindre à certains observateurs l’émergence d’une troisième Intifada.

29 octobre : Tentative d’assassinat de Yehuda Glick, militant en faveur du droit des Juifs à prier sur le mont du Temple. Son assassin, un habitant d’Abu Tor à Jérusalem, est tué peu après lors d’un échange de tirs avec la police.

30 octobre : La Suède est le premier pays de l’Union européenne à reconnaître l’Etat de Palestine.

5 novembre : Deux attentats perpétrés dans la même journée, à Jérusalem et el-Arub, au sud de Bethléem, font deux morts et plusieurs blessés, dont des soldats israéliens. A chaque fois, les terroristes ont recours à une voiture-bélier.

9 novembre : Le ministre de l’Environnement Amir Peretz, membre du parti de Tzipi Livni “Hatnua”, annonce sa démission du gouvernement en réaction à la politique sécuritaire de Benjamin Nétanyahou.

10 novembre : Un soldat israélien âgé de 20 ans est poignardé à mort à Tel-Aviv par un Palestinien originaire de Naplouse. Quelques heures plus tard, une autre attaque au couteau perpétrée dans le Goush Etzion fait deux blessés et un mort, une jeune femme de 25 ans qui avait déjà été victime d’un attentat quelques années plus tôt.

16 novembre : Après quelques jours d’accalmie dans la capitale, et la réouverture du mont du Temple aux musulmans de tous âges suite à un accord entre Benjamin Nétanyahou et le roi Hussein de Jordanie, un Juif Israélien est poignardé dans le dos avec un tournevis à quelques centaines de mètres seulement du Mur Occidental. Le terroriste, un jeune Palestinien, prend la fuite dans la partie orientale de Jérusalem.

18 novembre : Cinq morts et plusieurs blessés dans un état critique sont à déplorer après le massacre perpétré dans une synagogue de Jérusalem, dans le quartier ultra-orthodoxe de Har Nof. Les deux terroristes palestiniens, éliminés peu après leur crime, étaient originaires de Jérusalem-Est. Ils ont pénétré dans la synagogue à l’heure de la prière, armés de pistolets, de couteaux et de haches.

24 novembre : Après une semaine de négociations marathon à Vienne, l’Iran et le groupe « 5 + 1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) échouent à trouver un accord sur le nucléaire iranien et décident de prolonger les négociations pendant sept mois jusqu’à la nouvelle date butoir du 30 juin 2015.

1er décembre : Un jeune Israélien est légèrement blessé après une attaque au couteau par une Palestinienne à la jonction du Gush Etzion. La terroriste est neutralisée par des tirs des forces de sécurité.

2 décembre : Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou limoge deux de ses ministres, Tzipi Livni et Yaïr Lapid, mettant fin au gouvernement de coalition. Des élections législatives anticipées sont annoncées pour le 17 mars 2015.

Peu avant, dans la journée, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution portant sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine par 339 voix contre 151.

3 décembre : Un Palestinien blesse deux Israéliens avec un poignard dans un supermarché de Mishor Adumim, à l’est de Jérusalem.

8 décembre : Les députés israéliens votent la dissolution du Parlement. Les législatives anticipées, attendues le 17 mars 2015, éliront les membres de la 20e Knesset.

10 décembre : Ziad Abou Eïn trouve la mort lors d’une confrontation avec des soldats de Tsahal. En charge du dossier de la “colonisation” au sein de l’Autorité palestinienne, il était aussi connu pour avoir perpétré des attentats, qui avaient tué deux enfants israéliens en 1979. Dans la soirée, le parlement irlandais adopte une motion demandant au gouvernement de reconnaître l’Etat palestinien. Symbolique, ce vote intervient après celui de la Suède et des parlements espagnol, anglais et français.

11 décembre : Après l’Assemblée nationale, le Sénat français adopte une résolution demandant la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France et « une reprise sans délai » des négociations israélo-palestiniennes. Le texte, défendu par les socialistes, les écologistes et les communistes, est adopté par 154 voix contre 146.

12 décembre : Attaque à l’acide près de Jérusalem. Un Palestinien a jeté de l’acide sur un couple d’Israéliens et leurs 4 filles. Le terroriste, qui a ensuite attaqué le père de famille avec un tournevis, a été neutralisé.

14 décembre : Le Cabinet Nétanyahou approuve la nomination du général Dani Eisenkot au poste de chef d’état-major de Tsahal. Il remplacera le général Benny Gantz, dont le mandat s’achève en février 2015.

17 décembre : Le Tribunal de l’Union Européenne retire le Hamas de sa liste des organisations terroristes pour “vice de procédure”, suscitant l’ire du Premier ministre israélien. Dans la journée, le Parlement européen reconnaît massivement le principe d’une reconnaissance de l’Etat de Palestine. Parallèlement au Conseil de sécurité de l’ONU, une résolution est présentée par la Jordanie, qui “affirme l’urgence de parvenir à une paix globale, juste et durable” dans un délai de deux ans.

26 décembre : Deux soldats israéliens sont attaqués au couteau par un Palestinien à Jérusalem. La veille, une fillette de 11 ans, Ayala Shapira, qui circulait avec son père en voiture dans le nord de la Cisjordanie, a été grièvement brûlée par un coktail molotov. Vive émotion en Israël.

30 décembre : Le Conseil de sécurité de l’ONU rejette un projet de résolution palestinien. Le texte recueille 8 voix pour (dont la France), contre 2 (les Etats-Unis et l’Australie) et 5 abstentions. L’Ambassadeur français justifie son vote tout en critiquant le texte sur le fond et la forme. L’Ambassadeur de France à Tel-Aviv est convoqué par Israël pour expliquer le sens de ce vote.

31 décembre : Suite à l’échec de sa démarche au Conseil de sécurité, Mahmoud Abbas présente l’adhésion de la Palestine à la Cour Pénale Internationale ; une surenchère qui risque de se retourner contre les Palestiniens, prévient le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.

 

Charlie et Juif2015

6 janvier : La demande d’adhésion de la Palestine à la Cour Pénale Internationale est acceptée par le Secrétaire général de l’ONU en sa qualité de dépositaire.

7-11 janvier : La rédaction du journal satirique français Charlie-Hebdo est prise pour cible le 7 janvier au matin par deux djihadistes, les frères Chérif et Saïd Kouachi. 10 victimes sont à déplorer, dont les célèbres dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski. Dans leur fuite, les terroristes se réclamant d’al-Qaïda tuent un gardien de la paix, Ahmed Merabet. Ils seront retrouvés et abattus deux jours plus tard par le GIGN à Dammartin-en-Goële, au nord de Paris. Parallèlement, l’un de leurs complices, Amedy Coulibali, agissant pour le compte de Daesh, attaque deux policiers municipaux à Montrouge, le 8 janvier, tuant une jeune policière, Clarissa Jean-Philippe. Probablement a-t-il été arrêté dans sa course alors qu’il visait une école juive. Le lendemain, il se rend dans un supermarché casher de la porte de Vincennes, tuant quatre Français juifs (Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François-Michel Saada) et en prenant une dizaine d’autres en otages. Il sera neutralisé et abattu lors d’une attaque du raid menée le 9 janvier au soir simultanément avec l’opération du GIGN contre les frères Kouachi. Ces attentats sanglants – les plus meurtriers en France depuis 40 ans, avec 17 victimes – soulèvent une vague d’indignation dans le monde entier. Aux rassemblements populaires spontanées, organisées dès le 7 janvier en France et de par le monde, succèdent des marches de protestation puis une grande marche républicaine, le 11 janvier, autour du slogan “Je suis Charlie, je suis policier, je suis juif”. Elle réunit près de 4 millions de personnes dans toute la France. 50 chefs d’Etat et de gouvernements étrangers y participent à Paris, parmi lesquels David Cameron, Angela Merkel, le roi Hussein de Jordanie et Benjamin Netanyahu. Les quatre victimes juives de l’hyper-casher sont enterrées à Jérusalem le 13 janvier lors d’une cérémonie particulièrement émouvante.

23 janvier : Mort du roi Abdallah d’Arabie saoudite. Les présidents Shimon Peres et Reuven Rivlin saluent sa mémoire. Le roi Salmane lui succède sur le trône.

28 janvier : Deux soldats de Tsahal sont tués près de la frontière libanaise dans une attaque revendiquée par le Hezbollah. En représailles, l’armée israélienne bombarde des position du groupe terroriste. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se dit prêt à réagir « avec force » aux attaques.

14-15 février : Attentats à Copenhague. Le dessinateur suédois Lars Vilks, auteur d’une caricature de Mahomet, l’Ambassadeur français François Zimeray et les autres participants d’une conférence dédiée aux victimes de Charlie-Hebdo sont pris pour cible. Une personne est tuée dans la fusillade. Le terroriste, un danois d’origine palestinienne, se réclamant de Daesh, se rend dans la nuit à la Grande Synagogue de Copenhague et abat un jeune juif, Dan Uzan, qui gardait les lieux pendant une cérémonie de bat-mitzvah. Le terroriste sera abattu.

16 février : Le général Gadi Eizenkot devient le nouveau chef d’état-major des forces de Défense d’Israël, en remplacement de Benny Gantz.

22 février : Attentat et arrestation spectaculaire à Jérusalem. Nir Barkat, le maire (ex-Likoud) de Jérusalem neutralise lui-même le Palestinien qui venait de poignarder un Juif religieux.

3 mars : Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou prononce un discours historique devant le Congrès américain sur la menace nucléaire iranienne.

17 mars : Victoire éclatante du Likoud de Benjamin Nétanyahou aux élections à la 20e Knesset. Le Likoud obtient le score triomphal de 30 mandats ; un exploit obtenu contre toute attente, après une campagne de diffamation violente, financée par des organismes étrangers, visant à déstabiliser le Premier ministre et son entourage. Avec un tel plébiscite populaire, Nétanyahou s’apprête à entrer dans l’histoire en devenant, pour la 4e fois, le Premier ministre de l’Etat d’Israël.

25 mars : Benjamin Nétanyahu est officiellement désigné par le président de l’Etat d’Israël Reuven Rivlin pour former un nouveau gouvernement.

2 avril : Après huit jours de marathon diplomatique à Lausanne, l’Iran et le groupe 5 + 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) signent un “pré-accord”, lequel devrait aboutir à un accord final au 30 juin. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou dénonce cet accord qui « menace la survie d’Israël, augmenterait les risques de prolifération nucléaire et exposerait aux risques d’une horrible guerre ».

15 avril : Attentat à la voiture-bélier à Jérusalem. Le terroriste, un Palestinien résidant dans la partie orientale de la Ville, percute des passants à un arrêt de bus, tuant le jeune Shalom Yohai Cherki, 25 ans, fils du rabbin Ouri Sherki bien connu de la communauté française.

23 avril : L’Etat d’Israël fête dans la joie et l’allégresse le 67e anniversaire de son indépendance.

25 avril : Trois gardes-frontières et un soldat israéliens sont blessés au cours d’attaques à la voiture bélier et au couteau Jérusalem, un bus est attaqué au cocktail molotov sur la route menant de Tel-Aviv à la capitale. Les terroristes, deux Palestiniens, sont éliminés.

6 mai : Benjamin Nétanyahou parvient à former une coalition de 61 membres.

10-11 mai : Le Président de l’Etat d’Israël Reuven Rivlin en visite en Allemagne pour célébrer 50 années de relations diplomatiques entre les deux pays. « Ma venue en Allemagne est à la fois chargée d’émotion et profondément significative», déclare-t-il à son arrivée à Berlin. Le lendemain, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, se rend en Israël pour une visite officielle à l’invitation de son homologue israélien Moshe Ya’alon.

14 mai : Formation du 4e gouvernement Nétanyahou, le 34e de l’Histoire d’Israël. Le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou, triomphalement élu en mars, obtient une majorité de 61 voix sur 120. Le Likoud est fortement représenté dans les grands ministères (Yaalon à la Défense, Tzipi Hotovely, nommée vice-ministre des Affaires étrangères, Miri Regev à la Culture), devant le parti “Foyer juif” (Naftali Bennet à l’Education, Ayelet Shaked à la Justice), Moshé Kahlon du parti Koulanou (Finances) et Aryeh Deri du Shas (Economie). Benjamin Nétanyahou conserve par ailleurs le portefeuille des Affaires étrangères dans le cas où il devait agrandir la coalition.

25 mai : L’Ambassadeur Dore Gold, président du JCPA-CAPE de Jérusalem, est nommé par le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou à la tête du Ministère des Affaires étrangères. L’Ambassadeur Dore Gold, ancien conseiller diplomatique de Nétanyahou et du Premier Ministre Ariel Sharon, a notamment été, parmi ses autres activités au service de la diplomatie, de la sécurité et de la défense d’Israël, le onzième Ambassadeur d’Israël à l’ONU (de 1997 à 1999). Par ailleurs, le général de brigade Shimon Shapira, expert au JCPA-CAPE de Jérusalem, spécialiste de l’Iran et du Hezbollah, est nommé directeur du Cabinet du Ministre des Affaires étrangères.

29 mai : L’Autorité palestinienne renonce à sa demande de suspendre Israël des instances internationales du football, mettant fin à plusieurs jours de tension en pleine affaire de corruption à la FIFA.

4 juin : Le PDG d’Orange provoque un tollé en Israël en déclarant, lors d’une conférence au Caire, qu’il était « prêt », s’il le pouvait, à abandonner « dès le lendemain », son partenariat avec la société partenaire israélienne. Le scandale est tel qu’il viendra se confondre en excuses auprès de Nétanyahou en Israël.

21 juin : Visite du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en Israël et dans les Territoires avec pour projet de relancer le processus de paix. Il est accueilli avec circonspection par Benyamin Nétanyahou, celui-ci refusant tout « diktat » étranger.

26 juin : Un jeune djihadiste armé d’une kalashnikov tue 38 touristes dans un hôtel en bord de mer à Sousse, en Tunisie. L’Etat islamique (Daesh) revendique l’attaque. Le matin, un autre attentat mené par Daesh fait 26 morts dans une mosquée chiite au Koweït. Peu après, une attaque est évitée de justesse contre une usine chimique dans l’Isère. Le terroriste avait tué et décapité une de ses victimes ; geste unique en France qui amène le Premier ministre Manuel Valls à parler de l’existence d’une « guerre de civilisation ».

9 juillet : Israël révèle que deux de ses concitoyens sont détenus dans la bande de Gaza : un Arabe israélien, dont on ignore les conditions de détention, et l’Israélo-éthiopien Avraham Mengistu, entré par erreur dans Gaza en septembre 2014, qui se trouve entre les mains du Hamas.

14 juillet : Après des années de négociations, l’Iran et les pays du groupe « P 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) signent un accord sur le nucléaire iranien. Le Premier ministre israélien Nétanyahou dénonce avec gravité « une erreur historique ».

20-21 juillet : Visite en Israël du Secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, pour tenter de rassurer après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien.

29 juillet : Les Etats-Unis annoncent pour le 21 novembre la libération du célèbre espion Jonathan Pollard, après 30 années de détention.

1er août : Manifestations à Jérusalem et Tel-Aviv, en présence du Président Rivlin, pour dénoncer la violence suite à l’incendie criminel ayant causé la mort d’un bébé palestinien (puis de son père) et à l’attaque perpétrée par un ultra-orthodoxe contre des manifestants de la Gay Pride à Jérusalem, qui a causé la mort d’une jeune fille.

14 août : Un soldat de Tsahal et un policier palestinien sont blessés à l’arme blanche lors de deux attentats perpétrés durant le shabbat par des Palestiniens.

23 août : Réouverture à Téhéran de l’Ambassade de Grande-Bretagne, fermée quatre ans plus tôt après avoir été saccagée par des proches du régime hostiles au renforcement de sanctions contre l’Iran.

27-30 août : Visite de Benjamin Nétanyahou en Italie. Lors de sa rencontre avec son homologue italien Matteo Renzi, le Premier ministre israélien met en garde contre l’accord nucléaire iranien. Il se rend également à l’Exposition universelle de Milan, où Israël présente ses trouvailles scientifiques et des systèmes innovants, notamment dans la technologie verte.

3-4 septembre : En voyage officiel à Rome et au Vatican, le président de l’Etat d’Israël Reuven Rivlin plaide pour le dialogue interreligieux.

6 septembre : Le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, est en visite en Israël, où il participe notamment au Salon annuel de l’Innovation.

9-10 septembre : Nouvelle visite du Premier ministre Benjamin Nétanyahou à Londres, depuis les funérailles de Margareth Thatcher en 2013. Il y rencontre son homologue David Cameron.

15 septembre : Benjamin Nétanyahou décide de renforcer la législation contre les attaques à coup de pierres après trois jours de heurts sur le mont du Temple et la mort d’un Israélien tué dans son automobile par des lanceurs de pierre palestiniens la veille de Rosh HaShana 5776 à Jérusalem.

21 septembre : Rencontre Nétanyahou-Poutine près de Moscou pour évoquer la situation en Syrie, où la Russie renforce sa présence. Le Premier ministre israélien marque sa détermination à mettre fin aux livraisons d’armes au Hezbollah. Les armées russe et israéliennes conviennent d’un mécanisme pour éviter tout malentendu en cas d’engagement de leurs forces.

1er octobre : Discours du Premier ministre israélien à la tribune des Nations-Unies. Benjamin Nétanyahou accuse notamment les Nations-Unies de ne « rien faire » pour empêcher l’Iran de vouloir détruire Israël et, dans un geste particulièrement saisissant, arrête son discours pendant près d’une minute pour dénoncer le « silence assourdissant » de la communauté internationale.

3 octobre : Le terrorisme frappe à nouveau en Israë. 24 heures après l’assassinat d’un couple près d’Itamar, un Palestinien attaque des civils dans la Vieille Ville de Jérusalem. Deux Israéliens sont tués et trois autres blessés, dont un bébé de 2 ans. D’autres attaques ont lieu contre des soldats de Tsahal mais également des civils – y compris un enfant de 13 ans – en Israël, à l’intérieur de la ligne verte. Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou prend des mesures drastiques pour sécuriser les citoyens israéliens et empêcher une “Intifada des couteaux”.

15-16 octobre : Dans la nuit, des centaines de Palestiniens incendient le tombeau de Joseph, à Naplouse, un Lieu saint du Judaïsme. C’est la consternation en Israël.

16 octobre : La France dépose un projet de texte devant le Conseil de sécurité de l’ONU appelant à envoyer des observateurs internationaux sur le Mont du Temple de Jérusalem. Le projet, jugé aussi inutile que dangereux, est aussitôt rejeté par Israël, qui convoque l’ambassadeur de France Patrick Maisonnave.

21 octobre : L’UNESCO condamne les violences “contre al-Aqsa” et classe deux Lieux saints juifs – le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel – comme des sites musulmans palestiniens. En revanche, elle abandonne l’idée de classer le Kotel (Mur Occidental) comme site musulman ; un projet qui avait soulevé un tollé en Israël et dans le monde.

21-22 octobre : Benjamin Nétanyahou est à Berlin, où il rencontre la chancelière Merkel. Une entrevue est également organisée avec le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, sur fond d’attentats en Israël.

9 novembre : Benjamin Nétanyahou et Barack Obama se rencontrent à la Maison Blanche. C’est leur première entrevue depuis la signature de l’accord nucléaire iranien ; une page se tourne.

11 novembre : L’Union européenne impose l’étiquetage des produits fabriqués dans les Territoires et dans la partie orientale de Jérusalem. La classe politique israélienne toute entière, à commencer par le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, condamne cette mesure injuste et hypocrite, qui rappelle des périodes sombres de l’Histoire, et portera avant tout préjudice aux travailleurs palestiniens.

13 novembre : Paris est touchée par six attentats, près du stade de France, dans des cafés et restaurants et la salle de concerts du Bataclan. On déplore 130 mort et plus de 300 blessés, en majorité des jeunes. Daesh revendique ces attaques menées par un groupe de terroristes français et belges, y compris des kamikazes. Un kamikaze se fait encore exploser le 18 novembre, lors de l’assaut donné par le RAID contre les derniers terroristes retranchés dans un appartement à Saint-Denis. Un suspect parvient à s’enfuir vers Bruxelles, ce qui plonge la capitale belge dans en état de siège pendant plusieurs jours. En France, l’état d’urgence est proclamé pour trois mois.

24 novembre : En visite en Israël et dans les Territoires, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry prononce « une condamnation totale des attentats palestiniens », qui font plusieurs victimes en Israël, particulièrement à Jérusalem.

24 novembre : La Turquie annonce avoir abattu un avion de chasse russe qui violait son espace aérien. S’ensuit une crise diplomatique majeure : le président Poutine prend des sanctions économiques contre la Turquie.

29 novembre : Israël suspend le rôle de l’Union européenne dans le processus de paix, en réaction à la décision européenne d’étiqueter les produits israéliens des Territoires.

20 décembre : Le terroriste libanais Samir Kuntar, qui avait sauvagement assassiné une famille israélienne en 1979, est tué dans un raid aérien, attribué selon les médias arabes à Israël. Depuis sa libération en 2008, dans le cadre d’un échange, il était redevenu membre actif du Hezbollah et planifiait des attaques contre l’Etat juif.

 

2016

2 janvier : Un attentat à l’arme automatique fait deux morts et plusieurs blessés dans un café de Tel-Aviv. Une traque s’organise pour retrouver le terroriste, Nashat Milhem, un Arabe-israélien de 29 ans qui pourrait s’être inspiré de Daesh. Retrouvé au bout d’une semaine dans son village du nord d’Israël, il est neutralisé par la police.

29 janvier : Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, annonce vouloir organiser une conférence internationale pour relancer le processus de paix, sans quoi la France reconnaîtra la Palestine. Cette initiative est évidemment rejetée par le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou.

3 février : Une jeune soldate de 19 ans, Hadar Cohen, est tuée par balle et une autre grièvement blessée dans un attentat à Jérusalem. Les trois terroristes palestiniens, originaires de la région de Jénine, sont neutralisés.

15 février : Ehud Olmert est incarcéré pour 19 mois pour corruption et entraves à la justice dans le cadre du scandale immobilier “Holyland” à Jérusalem, dont il était le maire de 1993 à 2003. C’est la première fois dans l’histoire d’Israël qu’un ancien Premier ministre est emprisonné.

16 février : La France présente officiellement son projet de relance du processus de paix israélo-palestinien. En visite officielle en Allemagne, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou rappelle que seules des négociations directes, sans condition préalable, peuvent faire avancer la paix.

7 mars : Au discours annuel du CRIF, le Premier ministre français Manuel Valls déclare que  « l’antisionisme est tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. »

8 mars : Arrivée du vice-Président américain Joe Biden pour une visite de deux jours en Israël. Au même moment, trois attentats sanglants frappent Israël à Petah Tikvah, Jérusalem et Jaffa, faisant un mort – un touriste américain – et des dizaines de blessés.

13-15 mars : Visite en Israël et dans les Territoires de l’Ambassadeur français Pierre Vimont, envoyé spécial pour la préparation de la conférence internationale de relance du processus de paix au Proche-Orient, que la France souhaiterait organiser avant l’été 2015. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a d’ores et déjà renoncé à reconnaître automatiquement “l’Etat de Palestine” en cas d’échec de la conférence.

15-16 mars : Visite officielle du président israélien Reuven Rivlin à Moscou, pour évoquer les relations stratégiques entre la Russie, l’Iran et la Syrie au moment où le président russe Vladimir Poutine annonce le retrait d’une partie de ses troupes de Syrie.

17 mars : Mort à 71 ans de Meir Dagan, héros de Tsahal, chef du Mossad de 2002 à 2010. Le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou salue la mémoire d’« un grand soldat », qui « a conduit le Mossad dans des opérations audacieuses et pionnières ».

19 mars : Un attentat suicide dans le cœur touristique d’Istanbul tue quatre touristes, dont trois Israéliens. 11 citoyens israéliens sont également au nombre des blessés. Tandis qu’un avion est affrété pour ramener les victimes en Israël, une enquête est diligentée pour savoir si le groupe de touristes israéliens était délibérément visé.

21 mars : 19 Juifs du Yémen, parmi les derniers du pays, sont extradés vers Israël lors d’une opération secrète historique.

22 mars : La Belgique est touchée par une vague d’attentats. Plusieurs bombes explosent à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles, faisant 32 morts et 340 blessés, parmi lesquels un Israélien. Perpétrée par des kamikazes liés aux attentats de Paris du 13 novembre, l’opération est revendiquée par Daesh.

11 avril : L’UNESCO provoque un tollé en Israël en adoptant une résolution qui fait du Mont du Temple un lieu saint musulman uniquement, et en niant tout lien avec Israël et le peuple juif.

17 avril : Pour la première fois, le gouvernement israélien se réunit au grand complet en séance hebdomadaire sur le plateau du Golan. C’est l’occasion, au moment où des négociations internationales ont lieu à Genève sur l’avenir de la Syrie, de rappeler que le Golan « restera de manière permanente sous souveraineté israélienne », déclare Benjamin Nétanyahou.

18 avril : Tsahal annonce avoir détruit un tunnel d’attaque du Hamas construit jusqu’en territoire israélien ; c’est le premier tunnel terroriste découvert depuis la guerre de Gaza. Dans la soirée, une bombe explose dans un bus de Jérusalem, faisant 21 blessés. Le Hamas se réjouit de l’attentat, perpétré par l’un de ses membres.

21 avril : En visite officielle à Moscou pour renforcer la coordination en matière de sécurité, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou annonce au président russe Vladimir Poutine qu’« avec ou sans accord, le Golan restera dans le territoire souverain d’Israël.»

28 avril : Le gouvernement israélien rejette officiellement l’initiative diplomatique française pour relancer le processus de paix. « La meilleure façon de résoudre le conflit est une négociation bilatérale, sans préconditions », explique le Premier Ministre Nétanyahou.

5-6 mai : Découverte d’un tunnel d’attaque du Hamas en territoire israélien ; le second depuis l’opération “Barrière protectrice” à Gaza. Le groupe terroriste procède à des tirs de mortiers sur Israël, auxquels Tsahal riposte immédiatement.

12 mai : Yom Haatsmaut – l’Etat d’Israël fête ses 68 ans.

15 mai : Nétanyahou déclare “douter de l’impartialité de la France” lors de sa rencontre avec Jean-Marc Ayrault, venu présenter l’initiative de paix française. Une allusion au vote français à l’UNESCO en faveur de la résolution niant le lien entre le peuple juif et le Mont du Temple.

18 mai : Le JCPA-CAPE de Jérusalem et l’Institut Konrad Adenaeur organisent une Conférence internationale à Jérusalem à l’occasion du centenaire des Accords Sykes-Picot sur le partage du Proche-Orient entre la France et la Grande-Bretagne.

21-24 mai : Visite officielle du Premier ministre français Manuel Valls en Israël et dans les Territoires.

3 juin : Paris accueille la Conférence pour la Paix au Proche-Orient, censée être la première étape d’une reprise du processus de paix, en l’absence des Israéliens et des Palestiniens. Le ministère israélien des Affaires étrangères, par la voix de Dore Gold, dénonce une répétition des Accords Sykes-Picot.

7 juin : Nouvelle rencontre entre Benjamin Nétanyahou et Vladimir Poutine à Moscou, à l’occasion de la visite de deux jours du Premier ministre israélien pour célébrer le 25e anniversaire du rétablissement des relations russo-israéliennes.

8 juin : Un attentat fait quatre morts et des dizaines de blessés dans un restaurant du marché Sarona à Tel-Aviv. Les deux terroristes, originaires de Hébron, sont appréhendés. Parvenu sur les lieux immédiatement à sa descente d’avion depuis Moscou, le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou condamne un « acte barbare ».

20-23 juin : Le Président d’Israël Reuven Rivlin en visite d’Etat en Belgique et au Parlement européen. Des rencontres ont lieu avec le roi Philippe et le Premier ministre Charles Michel, mais également les présidents du Conseil et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, celui du Parlement Martin Schulz, Federica Mogherini, la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Sécurité, ainsi que le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg. Reuven Rivlin prononce un discours en hébreu devant le Parlement européen.

27 juin : Après six ans de brouille diplomatique, Israël et la Turquie annoncent un accord de réconciliation, qui prévoit notamment 20 millions de dollars de compensation pour les familles des victimes du Mavi Marmara et une levée partielle de l’embargo sur Gaza. C’est la promesse d’accords économiques majeurs et d’une stabilisation de la région, annonce le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. L’accord est signé le 28 juin par Dore Gold, directeur du ministère israélien des Affaires étrangères, et son homologue turc.

4-8 juillet : Visite historique du Premier Ministre Benjamin Nétanyahou en Afrique ; le premier d’un chef de gouvernement israélien depuis 20 ans. Ce voyage, qui marque le 40e anniversaire de l’Opération Entebbe, où périt son frère, Yonathan “Yoni” Nétanyahou, le mène dans 5 pays : Ouganda, Kenya, Ethiopie et Rwanda.

10 juillet : Visite en Israël du Ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukri, qui rencontre Benjamin Nétanyahou. C’est une première depuis 2007.

14 juillet : Le directeur du Ministère israélien des Affaires étrangères, Dore Gold, rencontre le président tchadien Idriss Deby Itno dans le nord du Tchad ; prélude à un rétablissement des relations diplomatiques.

20 juillet : Israël et la Guinée renouent leurs relations diplomatiques interrompues depuis 49 ans.  La signature de réconciliation a lieu à Paris entre Dore Gold, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, et Ibrahim Khalil Kaba, chef de Cabinet du président Alpha Condé.

26 juillet : La Convention démocrate adoube officiellement Hillary Clinton comme candidate du parti à l’élection présidentielle américaine du 8 novembre ; cinq jours plus tôt, Donald Trump était investi par le parti Républicain.

28 juillet : Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le Président d’Israël Reuven Rivlin sont les hôtes de l’Ambassadeur d’Egypte Hazem Kairat dans sa résidence de Tel-Aviv pour célébrer la fête nationale égyptienne. « Nous pouvons tant accomplir ensemble », déclare Nétanyahou en louant les efforts de paix du président Abdel-Fattah al-Sissi.

30 juillet : Deux mois après la Conférence de la Paix, le Secrétaire d’Etat John Kerry est de retour à Paris pour évoquer le processus de paix avec Mahmoud Abbas.

10 août : La judoka israélienne Yarden Gerbi remporte la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Rio dans la catégorie des moins de 63 kg. Quatre jours plus tard, Ori Sasson décroche également le bronze dans les plus de 100 kg. Ce sont les deux premiers champions olympiques pour Israël depuis 2008.

21 août : Dore Gold, directeur général du Ministère israélien des Affaires étrangères, rencontre le Président de la Guinée, Alpha Condé, à Conakry, deux mois après le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux Etats.

22 août : Israël frappe des infrastructures militaires à Gaza en riposte au tir de roquette par un groupe affilié à l’Etat islamique, qui a touché la veille, en plein jour, un quartier résidentiel de Sdérot, sans faire de victime.

28 août : Mort à l’âge de 80 ans de Benjamin “Fouad” Ben-Eliezer, ancien ministre de la Défense (2001-2002) et chef du parti travailliste.

6-7 septembre : En visite pour deux jours aux Pays-Bas, le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou souligne « la très importante contribution d’Israël à la lutte contre le terrorisme islamique extrémiste » auquel l’Europe est confrontée.

14 septembre : Israël et les Etats-Unis signent un accord d’assistance militaire sur la décennie 2019-2028 de 38 milliards de dollars ; un record.

21 septembre : Rencontre cordiale entre Barack Obama et Benjamin Nétanyahou, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, pour sceller l’accord militaire entre leurs deux pays. Le Premier ministre Nétanyahou invite le président américain à visiter Israël sitôt la fin de son mandat.

22 septembre : Discours du Premier ministre Nétanyahou devant l’Assemblée générale des Nations-Unies. Optimiste et dynamique, il met en avant les succès diplomatiques, politiques, militaires, technologiques d’Israël. S’adressant à Mahmoud Abbas qui s’exprimait peu avant lui, Nétanyahou réaffirme son engagement pour la solution à deux Etats et lui propose de venir s’adresser à la Knesset tandis que lui se présenterait devant le parlement à Ramallah.

25 septembre : A New-York, en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Benjamin Nétanyahou rencontre les deux candidats à la présidence américaine, Donald Trump et Hillary Clinton. Le candidat républicain promet, une fois élu, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif.

Shimon28 septembre : Mort de Shimon Pérès. Le 9e président de l’Etat d’Israël, deux fois Premier Ministre et Prix Nobel de la Paix est mort à Tel-Aviv, où il était hospitalisé depuis deux semaines suite à un AVC. Figure historique, il a au cours de six décennies de vie politique, marqué de son empreinte le cours de l’Etat juif. « Aujourd’hui est le premier jour de l’Histoire de l’Etat d’Israël sans Shimon Pérès », a déclaré Benjamin Nétanyahou.

13 octobre : L’UNESCO, sur proposition de la délégation palestinienne, vote une résolution niant les liens entre les Juifs et le Mont du Temple et présentant tous les édifices religieux de Jérusalem sous leur seul nom arabe. Le texte recueille 24 voix pour, contre 6 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Estonie, Lituanie) et 28 abstentions (dont la France). Malgré la réaction de la directrice de l’UNESCO, Irina Bokova, qui prend ses distances avec ce texte scandaleux, et la décision du Mexique de revenir sur son vote, Israël décide, le lendemain, de suspendre ses relations avec l’institution onusienne.

18 octobre : Le Conseil exécutif de l’UNESCO (formé de 58 membres)confirme son vote d’une résolution niant les liens entre le Judaïsme et le mont du Temple. Pour le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, « le théâtre de l’absurde » se poursuit. Il reçoit néanmoins le soutien de son homologue italien Matteo Renzi.

24 octobre : Dans une rare interview au journal palestinien al-Quds, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, propose directement aux Palestiniens de choisir leur avenir et d’opter pour la paix avec des échanges de territoires. Si le calme revient à Gaza, Israël pourrait l’aider à se reconstruire et en faire un nouveau Singapour ; dans le cas contraire, si le Hamas continue de choisir le terrorisme, la barbarie, et la guerre, ce sera la dernière guerre et le Hamas sera annihilé, prévient Lieberman.

26 octobre : La Commission du patrimoine de l’UNESCO adopte une résolution proposée par le Koweït, le Liban et la Tunisie sur de prétendues « fouilles illégales » israéliennes dans la Vieille Ville de Jérusalem, niant par ailleurs l’histoire trimillénaire des Juifs avec le Mont du Temple. En protestation, Benjamin Nétanyahou décide de rappeler l’Ambassadeur à l’UNESCO pour consultations.

29 octobre-2 novembre : Visite d’Etat du président italien Sergio Mattarella en Israël. L’occasion de rappeler les liens d’amitié entre les deux Etats, en toute transparence. Recevant le président Mattarella à sa résidence, le 2 novembre, le Premier ministre Nétanyahou déclare ainsi qu’Israël a été profondément déçu par l’abstention de l’Italie sur le vote de l’UNESCO, mais est ravi par sa promesse que cela ne se reproduira plus.

8 novembre : Donald Trump est élu 45e président des Etats-Unis. Le Premier ministre Nétanyahou adresse à ce « véritable ami de l’Etat d’Israël » un message de félicitations pour sa victoire et souligne le « lien inaltérable » entre l’Etat juif et les Etats-Unis. Donald Trump invite aussitôt Benjamin Nétanyahou à le rencontrer à Washington.

9 novembre : Rencontre à Jérusalem entre Benjamin Nétanyahou et le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev, auquel il assure sa détermination à éliminer Daesh mais aussi à empêcher le terrorisme iranien de prospérer en Syrie et dans toute la région.

15 novembre : A l’occasion des 25 ans de relations diplomatiques entre l’Inde et Israël, le président israélien Rivlin est accueilli à New Delhi par le Premier ministre Narendra Modi pour une visite d’une semaine. En 2014, Mukherjee était le premier président indien à se rendre dans l’Etat juif.

23-27 novembre : Vague d’incendies dans tout Israël, près de 3 000 hectares de parcs protégés, des villages près de Jérusalem, des quartiers de Haïfa sont ravagés par les flammes. La moitié des incendies serait d’origine criminelle, attisés ensuite par la sécheresse et à un fort vent d’Est. « Chaque flamme causée par un incendie criminel ou une incitation à mettre le feu est un acte de terrorisme, et nous le traiterons comme tel  », prévient Benjamin Nétanyahou. Le Premier ministre salue par ailleurs l’extraordinaire solidarité des citoyens après l’évacuation de milliers de personnes, ainsi que les nombreux pays ayant apporté leur aide, dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grèce, Chypre…

29 novembre : Mahmoud Abbas, âgé de 81 ans, chef de l’Autorité palestinienne, de l’OLP  et du Fatah est réélu par un vote unanime à la direction du Fatah pour 5 ans, après avoir réussi à museler ses opposants. Près de deux tiers des Palestiniens souhaitent pourtant sa démission.

1er décembre : Eitan Naeh, le premier Ambassadeur d’Israël depuis 2010 arrive en poste à Ankara, scellant ainsi la réconciliation entre Israël et la Turquie.

7 décembre : Benjamin Nétanyahou décline l’invitation faite par le président français François Hollande de venir assister à Paris à une Conférence internationale censée réactiver le processus de paix israélo-palestinien, et d’y rencontrer Mahmoud Abbas. Seules des négociations directes, sans condition préalable, pourraient contribuer à apporter la paix, réaffirme le Premier ministre israélien.

8 décembre : Israël, la Grèce et Chypre s’engage à former une force multinationale, régionale, de secours et d’urgence contre les incendies et les catastrophes naturelles. Décision est prise lors d’une rencontre trilatérale à Jérusalem entre Benjamin Nétanyahou, le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président chypriote Nicos Anastasiades.

12 décembre : La Déclaration Balfour est « l’une des lettres les plus importantes de l’Histoire », déclare Theresa May, la Premier Ministre britannique, qui promet d’en fêter le centenaire « avec fierté »  lors d’un déjeuner organisé par “Les Amis Conservateurs d’Israël”.

Dans la soirée du 12 décembre, les deux premiers avions furtifs F-35 “Adir” sont accueillis sur la base de Nevatim, en Israël. Ils viennent renforcer de manière considérable la supériorité militaire aérienne israélienne.

13-14 décembre : Visite historique du Premier Ministre Benjamin Nétanyahou dans deux pays musulmans d’Asie centrale, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan. A cette occasion, l’Azerbaïdjan révèle que ses achats d’armes à Israël atteignent 5 milliards de dollars.

23 décembre : Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte à l’unanimité la Résolution anti-israélienne 2334, grâce à la lâche abstention des Etats-Unis. Le Premier ministre Nétanyahou dénonce une décision « hypocrite » et « honteuse », et prend aussitôt des mesures de rétorsion contre l’Organisation et les Etats ayant voté ce nouveau texte biaisé contre Israël.

28 décembre : Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, se fend d’un nouveau discours, qualifié de « biaisé » par Benjamin Nétanyahou. « Pendant plus d’une heure, Kerry s’en est pris de manière obsessionnelle aux implantations et n’a presque pas évoqué les racines du conflit – l’opposition palestinienne à un état Juif sous quelques frontières que ce soit », souligne le communiqué du Premier ministre israélien.

 

 

2017

2-3 janvier : Visite en Israël du président du Sénat français, Gérard Larcher. Il rencontre notamment le Président Rivlin et le Premier ministre Nétanyahou.

4 janvier : Au terme d’un procès fleuve, la Cour martiale de Tel-Aviv reconnaît le jeune sergent franco-israélien Elor Azaria coupable d’homicide contre un terroriste palestinien, qu’il avait achevé d’une balle dans la tête à Hébron en mars 2016. Le verdict, qui pourrait être assorti d’une peine de 20 ans de prison, provoque un émoi dans l’opinion. 80% des Isréliens appellent à grâcier le soldat, rejoints par de nombreux politiques, dont le Premier ministre Nétanyahou.

8 janvier : Un attentat au camion-bélier fait 4 morts et 13 blessés parmi un groupe de jeunes soldats de Tsahal sur la promenade d’Armon Hanatziv à Jérusalem. Le terrorisme palestinien, originaire de Jérusalem-Est, est un sympathisant de Daesh, révèle le Premier ministre Nétanyahou venu sur les lieux de l’attentat.

15 janvier : La “Conférence pour la Paix au Proche-Orient” se réunit à Paris avec 70 pays, mais en l’absence des deux parties intéressées – Israéliens et Palestiniens. La Grande-Bretagne refuse d’en signer le communiqué final, estimant, à l’instar d’Israël, que le meilleur moyen de parvenir à la paix est « un retour à des négociations bilatérales ».

17 janvier : En visite d’Etat en Israël, le président polonais Andrzej Duda va se recueillir sur la tombe de Yoni Netanyahu, le frère du Premier ministre tombé lors de l’Opération Entebbé. Un marque d’amitié particulièrement éclatante.

20 janvier : Donald Trump investi 45e président des Etats-Unis, le Premier ministre Nétanyahu, qui avait déjà salué l’élection d’un «véritable ami d’Israël», annonce qu’il compte s’entretenir avec lui sur la façon de «contrer la menace» que constitue le régime iranien, qui souhaite «la destruction d’Israël». Deux jours plus tard, ils auront un entretien téléphonique «très chaleureux» sur «la paix et la sécurité, l’accord nucléaire iranien, le processus de paix avec les Palestiniens et d’autres sujets.»

6 février : Première rencontre entre Benjamin Nétanyahou et Theresa May au 10, Downing Street. «Nous n’abandonnerons jamais nos rêves de paix» avec les Palestiniens, déclare le Premier ministre israélien à son homologue britannique, tout en soulignant que l’urgence est pour Israël, le Royaume-Uni et les Etats-Unis de s’unir contre les agressions de l’Iran.

7-8 février : Recevant le Premier ministre belge Charles Michel à Jérusalem, le 7 février, Benjamin Nétanyahou lui demande de geler les paiements versés par la Belgique aux associations anti-Israël. Le lendemain, suite à la rencontre de Michel avec des responsables des ONG anti-israéliennes Breaking the Silence et B’Tselem, Nétanyahou convoque l’Ambassadeur de Belgique pour le réprimander.

13-16 février : Déplacement de Benjamin Nétanyahou à Washington à l’invitation du président américain. Lors de leur rencontre chaleureuse à la Maison Blanche, en compagnie des deux Premières Dames, le 15 février, le Premier ministre israélien déclare qu’ «il n’y a pas de plus grand soutien au peuple juif et à l’Etat juif que Donald Trump». L’hôte de la Maison Blanche assure qu’il ne cherchera pas à imposer la solution des deux Etats, qu’il se battra aux côtés de l’Etat juif contre le terrorisme.

20-21 février : Visite historique de Benjamin Nétanyahou à Singapour, où il évoque notamment le renforcement de la coopération technologique et militaire entre Israël et la Cité-Etat.

22-25 février : L’Australie accueille Benjamin Nétanyahou pour une visite historique de quatre jours. C’est la première fois qu’un Premier ministre israélien se rend sur l’île-continent. Reçu en grande pompe par son homologue australien Malcolm Turnbull, sans doute l’un des meilleurs alliés de l’Etat juif, Nétanyahou signe avec lui une série d’accords bilatéraux, qui devraient notamment permettre de tripler les échanges commerciaux.

28 février : Publication du rapport du Contrôleur d’Etat sur l’Opération “Bordure protectrice” de 2014 dans la bande de Gaza, qui accable les responsables militaires et politiques, notamment en montrant combien la menace des tunnels d’attaque du Hamas a été sous-estimée.

8 mars : En visite en Israël, le ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, déclare lors d’une conférence de presse, aux côtés du Premier ministre Benjamin Nétanyahou, que le Royaume-Uni est «un soutien fort» de l’Etat juif. Il renouvelle également son attachement à la solution à deux Etats.

13-16 mars : Tournée en Israël, dans les Territoires et en Jordanie de Jason Greenblatt, l’envoyé du président Donald Trump pour les négociations internationales. Après s’être entretenu cinq heures durant, le 13 mars, avec Benjamin Nétanyahou, l’avocat s’est rendu à Ramallah auprès de Mahmoud Abbas puis à Amman pour rendre visite au roi Abdallah. De retour à Jérusale, le 16 mars, il discute à nouveau avec le Premier ministre Nétanyahou des opportunités de paix entre Israël et ses voisins.

19-22 mars : A l’occasion du 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et Israël, Benjamin Nétanyahou effectue une visite d’Etat de trois jours dans l’Empire du Milieu, marquée du sceau des échanges économiques. Le Premier ministre israélien est accompagné d’une centaine de chefs d’entreprises.

21 mars : Visite d’Etat du président d’Israël, Reuven Rivlin, au Viêtnam.

21 avril : Le chef du Pentagone, James Mattis, en tournée au Moyen-Orient, vient à Jérusalem s’entretenir avec Benjamin Nétanyahou. Leurs discussions portent notamment sur la menace iranienne et la guerre en Syrie.

24 avril : A la cérémonie de clôture de Yom HaShoah, le président Reuven Rivlin fustige le «nouveau négationnisme» de Marine Le Pen, la candidate Front national arrivée au second tour des élections présidentielles, qui a nié la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d’Hiv.

2 mai : Israël célèbre le 69ième anniversaire de son indépendance, plus fort et confiant que jamais. Selon un sondage de l’Université de Tel Aviv et de l’Institut israélien pour la démocratie, 71% des Israéliens sont optimistes pour l’avenir et une très large majorité se déclarent fiers de vivre en Israël (86% des Juifs Israéliens et 51% des Arabes israéliens).

3 mai : Suite à une nouvelle résolution absurde de l’UNESCO niant les lines entre le peuple israélien et Jérusalem – adoptée le jour même de la fête d’Indépendance d’Israël – le Premier ministre Nétanyahou décide de couper des fonds à l’organisme onusien.

16 mai : Maître David Friedman, grand ami de l’Etat juif, nommé par le président Trump comme Ambassadeur des Etats-Unis en Israël, remet ses lettres de créance au président Rivlin. Il est ensuite reçu par Benjamin Nétanyahou dans sa résidence de Jérusalem, « capitale éternelle et indivisible du peuple juif ».

22-23 mai : Visite historique du président Donald Trump en Israël. Pour la première fois, un président américain en exercice se rend au Kotel, le Mur occidental. Trump multiplie les gestes d’amitié et de solidarité à l’égard du peuple juif et de l’Etat d’Israël lors de sa visite très respectueuse à Yad Vashem ou pendant son discours au Musée d’Israël, où il assure être à jamais lié à l’Etat juif. Le président des Etats-Unis dessine une nouvelle donne géopolitique au Moyen-Orient en renforcant l’alliance israélo-américaine au lendemain d’un sommet de Ryad avec une quarantaine de chefs arabo-musulmans qui a redonné à l’Arabie saoudite un rôle majeur dans le combat contre l’étendard chiite. Son amitié personnelle éloquente et chaleureuse avec le Premier ministre Benjamin Nétanyahouest la marque d’une nouvelle ère dans la région. « L’Amérique est de retour !»

4 juin : Benjamin Nétanyahou participe au sommet de la Conférence économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Monrovia, au Libéria. C’est la première fois que cette conférence se tient en présence d’un chef de gouvernement non-africain. Pour le Premier ministre israélien, c’est le second voyage africain en un an, après sa tournée en juillet 2016 dans le cadre d’un sommet Afrique-Israël. Le sommet de la CEDEAO est l’occasion pour Israël de renouer ses relations avec le Sénégal.

5 juin : Séisme diplomatique au Moyen-Orient : l’Egypte et plusieurs pays du Golfe, emmenés par l’Arabie Saoudite, rompent leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme de Daesh et de vouloir se rapprocher de l’Iran des Ayatollahs. Cette crise intervient peu après la visite de Donald Trump à Riyad, au cours de laquelle il a exorté les pays musulmans à se débarrasser des terroristes et à faire front commun contre l’Iran.

7-9 juin : Visite en Israël de l’Ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley. Grande amie d’Israël et du peuple juif, favorable au transfert de l’Ambassade américaine dans la capitale, Jérusalem, Haley commence son voyage par un recueillement au Kotel, avant d’entamer un périple de la frontière israélienne avec la bande de Gaza, où elle visite des tunnels terroristes du Hamas, jusqu’au nord du pays, dans un kibboutz face au Liban. Lors de sa rencontre à Jérusalem avec le Premier Ministre Benjamin Nétanyahou, l’Ambassadrice américaine se déclare résolue à renverser la résolution anti-israélienne 2334, votée par l’Administration Obama. Nétanyahou lui demande également de revoir l’existence de l’UNRWA, notamment après la découverte d’un tunnel terroriste du Hamas qui passait sous une école de l’agence onusienne dans la bande de Gaza.

14 juin : A l’occasion du sommet trilatéral annuel entre les dirigeants israélien, grec et chypriote, Benjamin Nétanyahou se rend à Thessalonique.

16 juin : Attentat meurtrier à Jérusalem. Hadas Malka, garde-frontière de 23 ans, est tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville, tandis qu’une attaque à l’arme automatique quasi-simultanée fait quatre blessés. Les trois terroristes palestiniens sont neutralisés. Daesh revendique pour la première fois l’attentat dans un communiqué officiel, mais le Hamas lui dispute aussitôt la paternité du crime.

30 juin : Disparition de Simone Veil, à l’âge de 89 ans. Survivante des camps de la mort, où ont péri ses parents et son petit frère, humaniste engagée dans les combats pour les droits des femmes, grande figure politique du centre-droit, devenue la première femme présidente du Parlement européen, cette femme d’exception, longtemps personnalité préférée des Français, incarnait, a souligné Benjamin Nétanyahou, « le devoir de mémoire ainsi que celui de veiller à ce que les événements de la Shoah ne se répètent jamais ». Elle entrera au Panthéon.

1er juillet : Benjamin Nétanyahou assiste à la cérémonie organisée à Strasbourg en hommage à l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl, disparu le 16 juin à l’âge de 87 ans. Le Premier ministre israélien salue « un grand leader, ami de l’Etat d’Israël et un ami personnel ».

4-6 juillet : Visite historique du Premier ministre indien, Narendra Modi, à l’occasion de la célébration des 25 ans des relations diplomatiques bilatérales. Pour la première fois, un chef de gouvernement indien se rend en Israël. Son programme de trois jours comprend des visites à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa. Fait notable, Modi, très proche de l’Etat juif, décide de ne pas mettre les pieds dans les Territoires.

14 juillet : Deux policiers israéliens, d’origine druze, sont abattus à l’entrée du Mont du Temple par deux terroristes arabes israéliens qui avaient fait entrer des armes automatiques à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa. Ayant fui à nouveau à l’intérieur de l’enceinte, les terroristes sont neutralisés sur l’esplanade.

16 juillet : Benjamin Nétanyahou en visite officielle à Paris sur l’invitation du président Emmanuel Macron, à l’occasion de la commémoration des 75 ans de la rafle du Vél d’Hiv. Le Premier ministre israélien souligne « l’amitié ancienne et profonde » entre Israël et la France et rend hommage aux victimes de la Shoah déportées par la France de Vichy, mais également aux Français Justes parmi les Nations qui ont fait preuve de courage en sauvant leurs compatriotes juifs. Dans un discours tout aussi poignant, le président français souligne la culpabilité de la France dans la rafle. Il insiste par ailleurs  avec vigueur : « Nous ne céderons rien sur l’antisionisme, forme réinventée de l’antisémitisme ».  Les deux leaders échangent ensuite longuement lors d’une réunion de travail, sur le conflit israélo-arabe, l’expansion iranienne, la menace du Hezbollah ou encore la crise syrienne. Emmanuel Macron annonce en conférence de presse accepter l’invitation de Benjamin Nétanyahou à se rendre dans les prochains mois en Israël afin de renforcer la relation bilatérale sur les plans économique, scientifique, technologique et culturel.

Rencontre entre Benjamin Nétanyahou et Emmanuel Macron à Paris, le 16 juillet 2017 (photos GPO)

18-20 juillet : Visite d’Etat de Benjamin Nétanyahou en Hongrie, la première d’un leader israélien depuis la chute du Mur en 1989. Le Premier ministre est reçu en grandes pompe par son homologue hongrois, Vikor Orban, avec lequel il échange notamment sur les questions politiques et de lutte antiterroriste. Le 20 juillet, ils participent tous deux au forum économique dit de Visegrad, qui réunit également les Premiers ministres tchèque, polonais et slovaque.

21 juillet : A Jérusalem, des émeutes palestiniennes pour protester contre la mise en place de portiques de sécurité à l’entrée du Mont du Temple, suite à l’assassinat de deux policiers, font trois morts. Dans la soirée, un terroriste palestinien s’introduit dans une maison israélienne à Halamish, près de Ramallah, et y décime la famille Salomon, réunie au dîner de shabbat pour célébrer la naissance de leur petit-fils. Yosef Salomon (70 ans) et ses enfants Elad et Chaya (respectivement 30 et 40 ans) sont sauvagement assassinés à coups de couteau. La grand-mère est grièvement blessée tandis que les petits-enfants échappent au massacre en trouvant refuge dans une pièce de la maison.

1er août : Succès pour le lancement du satellite franco-israélien “Vénus”. Fruit d’une collaboration de 12 ans entre les équipes du Centre d’études spatiales français (CNES) et de l’Agence spatiale israélienne (ISA), le microsatellite doit permettre de lutter contre le réchauffement climatique en renseignant sur l’évolution des sols.

7 août : Après 50 ans sans relations diplomatiques officielles, la Guinée présente un Ambassadeur en Israël, Amara Camara. Le même jour, le président d’Israël Reuven Rivlin reçoit les lettres de créance du nouvel Ambassadeur du Sénégal, Talla Fall. « Israël fut le premier pays à reconnaître l’indépendance du Sénégal », rappelle l’Ambassadeur Fall, venu à Jérusalem « en ami ».

7-8 août : Le président togolais Faure Gnassingbé est en visite en Israël, en prévision du sommet Israël-Afrique organisé par le Togo en Octobre 2017. « Je rêve du retour d’Israël en Afrique et du retour de l’Afrique en Israël », déclare Gnassingbé lors d’un de ses entretiens avec le premier ministre Benjamin Nétanyahou. En septembre, on apprend que le sommet est reporté à une date ultérieure du fait de l’opposition de certains pays africains, emmenés par le Maroc.

9 août : Au terme d’un procès-fleuve d’un an et demi, le soldat franco-israélien Elor Azaria entre en prison pour y purger sa peine de 18 mois pour homicide involontaire sur un terroriste palestinien déjà neutralisé.

23 août : Le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, reçu par le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, en Russie, exprime l’inquiétude d’ïsraël sur le rôle croissant de l’Iran au Moyen-Orient et l’éventualité qu’il prenne pied en Syrie dans les endroits où l’Etat islamique est en déroute. « Nous ne pouvons oublier une seule minute que l’Iran menace chaque jour d’anéantir Israël », explique Nétanyahou, en soulignant combien le but du régime des Ayatollahs est d’« armer des organisations terroristes et de parrainer et de susciter le terrorisme ».

24 août : Une délégation américaine emmenée par Jared Kushner, conseiller spécial et gendre du président Trump, se rend en Israël pour rencontrer Benjamin Nétanyahou , puis Mahmoud Abbas, dans le cadre de la relance du processus de paix israélo-palestinien.

27 août : Arrivée à Jérusalem du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour une visite de trois jours en Israël et dans les Territoires.

5-7 septembre : Inauguration du mémorial en hommage aux 11 athlètes israéliens assassinés par un commando palestinien lors des JO de Munich, en 1972, en présence du président d’Israël Reuven Rivlin et de son homologue allemand, Frank Walter Steinmeier. Le président Rivlin poursuit sa visite d’Etat en Allemagne en se rendant au camp de concentration de Dachau. Le 7 septembre, il rencontre la chancelière Angela Merkel.

11-15 septembre : Benjamin Nétanyahou effectue une tournée historique, la première jamais réalisée par un Premier ministre israélien en Amérique latine : Argentine (11-13 septembre) où il rencontre également le président du Paraguay, Colombie (13 septembre) et Mexique (14-15 septembre).

18 septembre : Rencontre à New York entre Benjamin Nétanyahou, le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron, en vue d’une rediscussion du traité nucléaire iranien.

26 septembre : Emotion en Israël après l’attentat à l’arme automatique à l’entrée de Har Hadar, un village près de Jérusalem, renommé pour sa tranquillité et son vivre-ensemble. Le terroriste, un employé palestinien de l’implantation, tue froidement trois gardes israéliens, dont un Arabe Israélien originaire d’Abou Gosh.

12 octobre : Après 10 ans de querelles souvent sanglantes, le Hamas et le Fatah signent un accord de réconciliation au Caire, en vertu duquel le Hamas doit transférer avant le 1er décembre toutes ses responsabilité dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne, présidée par Mahmoud Abbas, par ailleurs président du Fatah. Reste à régler la question du désarmement du Hamas, particulièrement inquiétante, le groupe étant classé comme terroriste par Israël mais également par les Etats-Unis et l’Union européenne.

12 octobre : Les Etats-Unis et Israël quittent l’UNESCO, accusant l’Organisation d’être anti-israélienne. Le lendemain, la Française Audrey Azoulay est élue nouvelle directrice générale face à un candidat qatari, notoirement antisémite.

13 octobre : Le président américain Trump annonce décertifier l’accord nucléaire iranien, une décision courageuse saluée par le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. S’ouvre une période de 60 jours, durant laquelle le Congrès américain doit décider de rétablir ou non des sanctions contre le régime terroriste des Ayatollahs.

30 octobre : Tsahal détruit un tunnel d’attaque du Jihad islamique en territoire israélien. 12 terroristes trouvent la mort dans l’explosion. Face au Hamas qui réclame cinq corps, Israël demande la libération de deux Israéliens toujours détenus dans la bande de Gaza et la restitution des corps des soldats Oron Shaul et Hadar Goldin, tués lors de l’opération Bordure protectrice.

2-5 novembre : Visite de Benjamin Nétanyahou à Londres pour commémorer le cententaire de la Déclaration Balfour, « célébré avec fierté » par son homologue Thérésa May. A cette occasion, le Premier ministre israélien rencontre de nombreux responsables politiques britanniques et des membres de la communauté juive.

5-8 novembre : A l’occasion des 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec l’Espagne, le président israélien Reuven Rivlin et la Première Dame y effectuent une visite d’Etat. Ils sont notamment reçus le 7 novembre pour une réception officielle d’Etat au Palacio de Oriente à Madrid par le Roi Felipe VI.

13 novembre : Israël agira en Syrie selon ses propres intérêts et ses exigences de sécurité, prévient le Premier ministre Nétanyahou, qui veut convaincre Washington et Moscou de tenir l’Iran à distance.  Israël souhaite notamment la création d’une zone tampon de 50 km de large le long de sa frontière, d’où les Iraniens et leurs milices allliées seraient exclus, l’accord conclu quelques jours plus tôt entre Américains, Russes et Jordaniens, qui prévoit l’expulsion des milices iraniennes de la zone frontalière, étant jugé insuffisant.