Des ONG américaines aux ordres du terrorisme palestinien

Incroyable mais vrai : deux ONG américaines – Interfaith Peace-Builders et Dream Defenders – soutiennent et encouragent les activités et les manifestations du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) contre l’Etat juif.

Pourtant, cette organisation palestinienne est interdite aux États-Unis et décrétée, tout naturellement, comme mouvement terroriste en raison de ses responsabilités dans des attentats et des détournements d’avions commis pour atteindre ses objectifs politiques.

La première ONG américaine, Interfaith Peace-Builders (IFPB), également connu sous le nom de « Témoin oculaire de la Palestine », affirme avoir conduit et hébergé plus de 60 délégations en Palestine.

Quant à la seconde, Dream Defenders, ses membres sont surtout implantés dans les réseaux sociaux pour soutenir les terroristes du FPLP. Cette ONG lance des appels au pays du Moyen-Orient à rencontrer des membres du FPLP et des groupes qui lui sont affiliés.

En mars 2016, Dream Defenders a élaboré un programme scolaire alternatif qui inclut le FPLP parmi les mouvements « révolutionnaires et héroiques » à travers le monde. Cette ONG recommande donc d’enseigner leurs « stratégies et leurs tactiques exemplaires. »

Cette ONG s’identifie à la lutte du FPLP pour « se libérer de l’impérialisme mondial et obtenir une libération totale et des droits égaux. »

Nombreuses sont les organisations non gouvernementales (ONG) en Europe et aux États-Unis qui soutiennent la cause palestinienne, mais ces deux ONG américaines soutiennent et font une promotion très active d’une organisation terroriste par excellence.

Rappelons que le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a été créé en novembre 1967, cinq mois après la guerre des Six Jours. Son fondateur, Georges Habache, se situe sur le plan idéologique à l’opposé du Fatah. Selon lui, la lutte contre Israël a le caractère d’une guerre populaire mobilisant toutes les forces du monde arabe. Cette lutte doit être universelle pour éliminer le sionisme et l’impérialisme et donc il faut frapper partout où se trouvent des Juifs ou des objectifs israéliens.

L’organisation était responsable de plus d’une douzaine de détournements d’avions, d’attentats à la bombe et de fusillades à partir de la fin des années 1960 et 1970, et notamment le massacre à l’aéroport de Lod, qui a coûté la vie à 28 personnes.

Leila Khaled et Rasmea Odeh comptent parmi les militants terroristes les plus connus de l’organisation. Odeh a été expulsée des États-Unis en 2017 après avoir omis de révéler dans ses papiers d’immigration qu’elle était impliquée dans des attaques terroristes (au nom du FPLP) avant son arrivée aux États-Unis.

Depuis 2000, le FPLP a mené au moins 13 attentats à la bombe, coups de couteau et hache, y compris l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi.

Le FPLP est responsable de la mort de plus de 90 civils israéliens.

Ahmad Sa’adat est secrétaire général du FPLP depuis 2001, succédant à Abu Ali Mustafa, qui a pris ses fonctions en 2000 mais a été tué par Tsahal. Sa’adat a été condamné en décembre 2006 à 30 ans de prison.

En août 1997, le Département d’État américain a déclaré le FPLP en tant qu’organisation terroriste étrangère. Il est également considéré comme entité terroriste au Canada, au sein de l’Union européenne et en Israël.

Au cours des 20 dernières années, le FPLP a poursuivi ses actes terroristes contre Israël mais aussi focalisé la lutte politique – une lutte menée par le biais d’organisations dites de défense des droits civils. Pour remplir sa mission, le FPLP soutient et domine plusieurs ONG palestiniennes, comme l’association Addameer pour le soutien aux prisonniers et aux droits de l’Homme, ainsi que le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR) et la branche palestinienne de Defence for Children International (DCI-P), à travers lequel il exécute et promeut son programme anti-israélien.

Toutes ces organisations jouent un rôle majeur dans la campagne de déligitimation et de diabolisation d’Israël et entretiennent des relations étroites avec d’autres soi-disant organisations occidentales de défense des droits de l’Homme ayant une portée mondiale. En outre, toutes ces organisations font partie du BNC palestinien (Comité national du boycott, du désinvestissement et des sanctions), la principale organisation qui promeut le BDS contre Israël.

 

L’IFPB avec le groupe Addhamer qui lutte pour les prisonniers palestiniens (Facebook)

 

L’Organisation Interfaith Peace-Builders (IFPB)

Cette ONG, Témoin oculaire de la Palestine, est une organisation caritative à but non lucratif basée à Washington. Elle a été enregistrée en 2006 et obtenu son statut d’exonération fiscale en 2008.

La mission auto-proclamée de l’organisation qui figure sur son site Eyewitness Palestine, est d’informer le public sur le conflit israélo-palestinien et sur le « rôle politique, militaire et économique » que les États-Unis y jouent en organisant des délégations en Israël et à l’Autorité palestinienne. Les efforts et délégations de l’IFPB en matière d’éducation ont pour objectif déclaré de « fournir une formation aux activistes » et d’encourager les participants à plaider « en faveur d’une politique étrangère plus juste aux États-Unis ».

Parmi les membres de son Conseil et fervents partisans figurent des personnes affiliées au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), parmi lesquelles : Ilise Benshushan Cohen, fondatrice du Jewish Voice for Peace à Atlanta, Katie Huerter, membre actuelle de Students for Justice in Palestine, et Linda Sarsour, une activiste bien connue du BDS qui a versé des fonds à l’IFPB. En 2015 seulement, le total des revenus de l’IFPB s’élevait à 539 532 dollars et son actif à 276 706 dollars. La majeure partie du financement couvre les coûts associés aux délégations auprès de l’Autorité palestinienne.

L’IFPB affirme avoir dirigé plus de 60 délégations auprès de l’Autorité palestinienne avec des visites guidées dans le camp de réfugiés de Dheisheh (près de Bethléem) et le séjour et l’accueil des participants avec des familles palestiniennes locales. Dheisheh est un bastion connu du FPLP.

Dans des publications sur ses médias sociaux, l’IFPB exprime son soutien aux terroristes palestiniens, les décrivant comme des victimes du comportement impitoyable d’Israël, et s’identifie à la demande des Palestiniens de « retourner massivement dans leurs foyers », ce qui conduira à l’anéantissement d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif.

L’implication de l’IFPB en Cisjordanie va au-delà de son affiliation au FPLP. Il est également lié à un type de résistance plus populaire tel que le mouvement BDS. L’IFPB a identifié le cofondateur du BDS palestinien Omar Barghouti comme un « partenaire de longue date » de l’IFPB. En outre, l’IFPB fait partie d’une coalition plus large d’organisations qui forment la Campagne américaine pour les droits des Palestiniens (USCPR).

Interfaith Peace-Builder affirme que l’objectif de ses délégations est de fournir une expérience éducative interconfessionnelle au nom des droits de l’Homme, mais celles-ci servent en réalité de vecteur de radicalisation. En effet, l’IFPB expose ses participants à des organisations extrémistes, les héberge chez des agents terroristes du FPLP désignés par les États-Unis et les encourage à participer à des manifestations violentes et dangereuses contre Israël. Bien que les participants puissent être bien intentionnés lors de leur adhésion initiale à ces délégations, l’IFPB facilite leur exposition au programme terroriste du FPLP en le renommant comme un effort légitime en faveur des droits humains.

 

 

L’organisation Dream Defenders

Cette ONG a pour objectif de « lutter contre les inégalités systématiques » en responsabilisant la communauté et en formant des jeunes et des étudiants à la désobéissance civile, engagement et action directe .

Ses principaux objectifs sont les suivants : mettre fin immédiatement à toutes les guerres nationales et à l’étranger, au capitalisme, à l’impérialisme et au patriarcat, à la gratuité de l’éducation, à la libération immédiate de tous les prisonniers américains et à la fin des prisons fédérales, d’État et privées.

En tant que tel, cette ONG reprend à sa charge diverses causes des minorités aux États-Unis dans le cadre d’une philosophie qui stipule que toute lutte des peuples et des minorités marginalisées est intrinsèquement liée. Dream Defenders fait essentiellement partie du Mouvement de la solidarité soutenant et défendant les communautés noires à travers le monde entier.

Bien qu’il s’agisse d’une organisation relativement petite, Dream Defenders possède plusieurs sections américaines, et elle est établie dans huit campus universitaires en Floride. En termes de financement, son budget annuel est inférieur à 50 000 dollars. Il est principalement généré par de petits dons versés sur son site Web.

Dream Defenders reçoit également des fonds d’un sponsor financier, la Tides Foundation qui est un organisme de bienfaisance public.

Parmi les partisans et les bienfaiteurs se trouvent Remi Kanazi et Linda Sarsour, deux militants éminents du BDS. Kanazi avait qualifié Israël d’État d’apartheid et ne pensait pas que le soutien au Hamas ou au FPLP, posaient un problème… Quant à Sarsour, c’est une personnalité publique américano-musulmane connu comme fervent partisan du mouvement BDS.

En examinant leur programme d’action, la section spécifique qui concerne le FPLP la décrit comme « une organisation socialiste révolutionnaire marxiste-léniniste et révolutionnaire palestinienne ». Tout en reconnaissant que les États-Unis, le Canada et l’Union européenne ont désigné le FPLP comme organisation terroriste, cette ONG ne condamne pas la tactique du FPLP. Elle décrit les objectifs principaux, et l’idéologie du FPLP, en précisant : « Le FPLP vise à libérer toute la Palestine en établissant un État palestinien socialiste démocratique comprenant la destruction du sionisme et le retour des réfugiés palestiniens dans leur pays d’origine… Leur objectif commun est de détruire les États arabes conservateurs, de détruire Israël et d’appliquer la doctrine marxiste, à la lutte palestinienne… [Les membres du] FPLP semblent avoir une relation d’amour/haine avec leur communauté. Ils veulent « libérer » la Palestine mais utilisent des méthodes violentes pour y parvenir… lorsque le chef du FPLP (Abu Ali Mustafa) a été assassiné par les forces militaires israéliennes, trois jours de deuil national ont été déclarés et des milliers de Palestiniens ont assisté à ses obsèques. Sa mort a été vengée en assassinant le ministre israélien du Tourisme. Il semble donc que le FPLP reçoive le soutien de certaines personnes de leur communauté. »

Dream Defenders s’identifie ensuite à la lutte du FPLP en affirmant : « Ils [les membres du FPLP] veulent être libérés de l’impérialisme mondial. Ils veulent la libération. Ils veulent des droits égaux. Tout comme les Dream Defenders. » 

Ainsi, alors que cette ONG américaine prétend croire que la résistance non violente est « la seule méthode valable sur le plan moral et pratique pour les peuples opprimés dans leur lutte pour la liberté », elle ignore que le FPLP utilise des méthodes extrêmement violentes, notamment des attentats à la bombe, des tirs et des détournements d’avions pour atteindre ses objectifs politiques. Il vise à enseigner ces « stratégies et tactiques » aux enfants de six à onze ans.

Des délégations de Dream Defenders ont rencontré Omar Barghouti, cofondateur du BDS et membre du secrétariat du Comité national palestinien du BDS. Barghouti est également membre du comité fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI).

Dream Defenders n’est pas simplement une autre organisation du Black Solidarity Movement. Cette ONG amène de nombreux groupes au Moyen-Orient pour rencontrer des membres du FPLP et des organisations affiliées au FPLP. Par le biais de son programme scolaire, ses publications sur les réseaux sociaux, et ses événements et activités avec d’autres organisations telle que le BDS, Dream Defenders permet à l’idéologie du FPLP de s’infiltrer aux États-Unis. Sous le prétexte d’« oppression raciale » et d’« activisme des droits de l’Homme », Dream Defenders étend le programme d’une organisation terroriste désignée, légitimant ainsi une entité illégitime et interdite aux Etats-Unis.

Omri Weisman

 


Pour citer cet article

Omri Weisman, « Des ONG américaines aux ordres du terrorisme palestinien », Le CAPE de Jérusalem, publié le 18 décembre 2018: http://jcpa-lecape.org/des-ong-americaines-aux-ordres-du-terrorisme-palestinien/

Illustration de couverture : Affiche du FPLP appelant à “la Résistance jusqu’à la victoire”.

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